Crèmes solaires : préférez le bio

5 juin 2009 par Desfemmes  
Dans Beauté

Crèmes solairesL’été et le soleil arrivent, c’est le moment d’acheter ses produits de protection solaire! Oui, mais quelle marque choisir? Bio, pas bio? Filtres chimiques ou minéraux? Quelles différences, quels avantages? Voici quelques bonnes raisons de préférer une crème solaire bio.

Pas d’ingrédients de synthèse ni de dérivés pétrochimiques dans le bio

L’énorme avantage offert par les produits solaires bio, c’est d’abord leur composition, exempte d’ingrédients suspects tels que les parfums et les conservateurs de synthèse, les dérivés de la pétrochimie, et, plus précisément, l’absence de phénoxyéhanol, paraben , EDTA, silicone, PEG… Un bon point pour notre peau et notre santé, mais aussi pour l’environnement, car les crèmes solaires et leurs ingrédients non biodégradables se retrouvent dans les eaux de baignade (rivières, lacs, piscines, et, au final, mers et océans).

Comme pour tous les autres produits de soin bio, les solaires contiennent des huiles végétales et des beurres végétaux nourrissants et protecteurs (onagre, jojoba, tournesol, sésame, karité…), des eaux florales astringentes (hamamélis), des huiles essentielles rafraîchissantes (menthe), réparatrices (rose), apaisantes (lavande, ylang ylang, camomille), et des extraits végétaux hydratants ou protecteurs (edelweiss, argousier, aloe vera…). L’utilisation d’ingrédients végétaux permet aussi aux produits solaires bio d’être hypoallergéniques (sauf en cas d’hypersensibilité aux huiles essentielles).

Des filtres minéraux pour réfléchir les UV

A cette base onctueuse sont ajoutés les actifs anti-UV: dans le cas des produits solaires bio, ce sont les filtres minéraux qui sont de rigueur, c’est à dire des particules minérales opaques de très petite taille (quelques dizaines ou centaines de nanomètres, soit 10 à 100 fois plus petites que le micromètre). Les filtres minéraux les plus utilisés, généralement en synergie (pour protéger à la fois contre les UVA et les UVB), sont le dioxyde de titane et l’oxyde de zinc.

Ces filtres minéraux sont beaucoup plus performants aujourd’hui qu’il y a quelques années. Ils sont maintenant micronisés, c’est-à-dire que les dimensions des particules sont beaucoup plus faibles. Cette micronisation évite l’effet «paquet blanc» et les traces blanches disgracieuses longtemps reprochées aux produits solaires naturels.

Le mode d’action des filtres minéraux est simple.
Alors que les filtres chimiques, une fois absorbés par l’épiderme (ce qui prend 20 à 30 minutes, d’où la recommandation d’appliquer les solaires non bio un peu avant l’exposition), captent les rayons UV et les rendent inoffensifs en modifiant leur longueur d’onde, les filtres minéraux, eux, agissent comme des écrans, ou plutôt des miroirs. Les UV sont réfléchis, sans pénétrer dans la peau. Les crèmes solaires bio sont ainsi efficaces dès l’application, et leurs actifs sont photostables (ils ne sont pas dégradés par les UV et leur efficacité n’est diminuée que par les frottements ou l’eau).

Filtres chimiques des produits solaires non bio : perturbateurs endocriniens ?

Quel avantage ont ces filtres minéraux par rapport aux autres filtres chimiques contenus dans les produits non bio?

D’abord, ils restent en surface de l’épiderme, et ne dépassent pas les couches cornées superficielles. Ils sont donc éliminés avec les cellules mortes, les cellules de l’épiderme se renouvelant en quelques jours. En revanche, les filtres chimiques sont absorbés par la peau, et se retrouvent dans l’organisme, via la circulation sanguine.

Or, certains filtres anti-UV chimiques sont accusés de se comporter comme des perturbateurs endocriniens: en mimant l’action des hormones féminines (action oestrogen-like), ils perturbent l’équilibre hormonal et nuisent potentiellement à la fertilité (en plus d’autres impacts sur la santé, selon des mécanismes hormonaux complexes). L’utilisation de ces filtres anti-UV chimiques, dangereux, devrait être notamment évitée chez les bébés et les enfants, mais aussi chez les femmes enceintes, afin de ne pas nuire à la fertilité future du foetus.

Parmi les molécules à traquer sur les étiquettes des crèmes solaires «classiques», on peut citer: oxybenzone, octyle méthoxy cinnamate, phenylbezimidazoleBenzophenone-2, benzophenone-3, benzophenone-4, benzyl salicylate, ethyl cinnamate, ethylhexyl methoxycinnamate, isoamyl methoxycinnamate, 4-methylbenzylidene camphor…

Nouvelles règles d’étiquetage pour tous les produits solaires

La réglementation concernant l’étiquetage des produits de protection solaire a récemment changé (d’après une recommandation de la Commission Européenne, de septembre 2006): dorénavant, en fonction de l’IP (Indice de Protection) aussi appelé FPS (Facteur de Protection Solaire), indiqué en chiffres (exemples:visage IP 10, 20, 50…), l’étiquette devra mentionner s’il s’agit d’un produit de protection faible (IP 6 à 10), moyenne (IP 15 à 25), haute (IP 30 à 50), ou très haute (IP 50+).

Le facteur de protection (basé sur la protection anti-UVB, c’est-à-dire le type d’UV responsables des coups de soleil) devra maintenant tenir compte également de la protection anti-UVA (responsables des cancers et du vieillissement prématuré de la peau). L’indice UVA devra représenter au moins un tiers de l’indice UVB (par exemple, pour un IP de 30, la protection anti-UVA doit être au moins de 10).

Rappelons enfin que l’IP correspond au facteur d’augmentation de la durée d’exposition avant l’apparition d’un coup de soleil. Par exemple, sur une peau claire, si la brûlure apparaît après 10 minutes sans protection solaire, avec une crème solaire IP 10, ce délai est de 10 minutesx10, soit 100 minutes (1h40). Pour exprimer les choses de façon différente, une crème IP 10 laisse passer 1/10ème des UV, une crème IP 30, 1/30ème.

Les marques sont désormais nombreuses à proposer des produits de protection solaire bio: Weleda, Lavera, Dr Hauschka, Eco Cosmetics, Snö Bioflowers, Gamarde, Bioregena, Bioscience Institut, Melvita…

Popularity: 21% [?]