Choisir le bio pour ses ingrédients naturels, minéraux et végétaux

Choisir le bio pour ses ingrédients naturels, minéraux et végétauxLe maquillage bio refait un retour en force, avec des couleurs plus éclatantes, davantage de choix (notamment chez Couleur Caramel), des textures agréables et une meilleure tenue. De nombreuses marques bio s’y mettent: Sante, Dr Hauschka, LogonaLavera, Terre d’Oc, Börlind, Lakshmi… Les maquilleuses professionnelles, celles des stars de cinéma, utilisent de plus en plus ces produits bio permettant un maquillage naturel et glamour, destiné à illuminer le visage et à souligner le regard, tout en camouflant discrètement les petites imperfections.

Maquillage classique: ingrédients dérivés de la pétrochimie et pigments synthétiques

Les produits de maquillage conventionnels contiennent, pour améliorer leur tenue, des dérivés de la pétrochimie, tels que silicone, huile de silicone (ou diméthicone), et paraffine.  Outre que ces ingrédients sont nocifs pour l’environnement, ils n’ont aucune affinité avec l’épiderme, et forment un film occlusif à la surface de la peau, ce qui l’empêche de respirer. Fards à paupières irritantsfonds de teint qui étouffent l’épiderme… Votre visage mérite mieux!

Ces produits, souvent vendus très chers, ne sont en réalité que des miracles de la chimie. Solvants, conservateurs chimiques (parfois même du paraben), PEG, phénoxyéthanol, parfums et pigments de synthèse (dont les fameux pigments azoïques, soupçonnés d’être toxiques pour le foie et cancérigènes) ou pigments extraits d’insectes (oui, le rouge cochenille aussi appelé carmin, ou encore le natural red 4, fréquents dans les rouges à lèvres, sont extraits d’insectes élevés et tués dans ce but)… Au fil des jours, les quantités de molécules potentiellement nocives déposées sur la peau et accumulées dans les tissus sont inquiétantes.

Choisir le bio pour ses ingrédients naturels, minéraux et végétaux

Les cahiers des charges que respectent les produits de maquillage bio interdisent tous ces ingrédients douteux. Les actifs nécessaires à la bonne tenue des couleurs ou au gainage des cils sont naturels (alginates extraits d’algues, gomme xanthane, résine d’acacia), les bases pour les poudres sont minérales ou végétales (kaolin, talc, amidon de maïs). Quant aux conservateurs (qui sont nécessaires lorsque le produit contient de l’eau, et pour les produits appliqués au doigt), ils sont eux aussi le plus doux et le plus naturel possible.

Pour les pigments, ils sont d’origine végétale, ou minérale:

  • curcuma (pour les tonalités jaunes)
  • bois de châtaignier (beiges)
  • bois de campêche (grenats)
  • oxyde de fer (jaune à brun)
  • oxyde de manganèse (brun à noir)
  • oxyde de chrome (verts)
  • indigo naturel ou ultramarine (bleus)
  • dioxyde de titane (blanc)
  • hématite (rouges)
  • mica (effet brillant, pour remplacer l’aluminium des produits classiques).

De véritables produits de soin

Outre ces actifs naturels, les produits de maquillage bio renferment des teneurs importantes en huiles végétales (macadamia, argan, germe de blé, jojoba, ricin, amande douce), cires végétales (carnauba, candelilla) et cire d’abeille, et beurres végétaux (mangue, karité, cacao).

En plus de leur conférer une texture agréable, et de jouer le rôle de base onctueuse (fonds de teint, rouges à lèvres, gloss, fards crémeux, mais aussi poudres compactes), ces ingrédients sont riches en acides gras essentiels et en vitamine E, surtout les huiles et les beurres. Les produits de maquillage bio sont ainsi bien plus que de simples supports pour les pigments: ils constituent de véritables soins pour la peau, qui est nourrie et protégée.

Les atouts du maquillage biologique en pratique

Au final, les produits de maquillage bio prennent soin de l’épiderme et sont moins allergisants ou irritants que les produits classiques, notamment pour le maquillage des yeux (la paupière et le contour de l’œil sont des zones très fragiles). Ils n’empoisonnent pas insidieusement votre organisme et leurs procédés de fabrication respectent l’environnement.

Enfin, ils permettent un maquillage « nude », avec un rendu naturel et plus discret, qui respecte la carnation de chacune. Quant aux prix, ils sont en moyenne équivalents à ceux du maquillage non bio, avec une fourchette plus restreinte: moins de prix bas de gamme, et des produits haut de gamme moins chers.

Limites technologiques du maquillage bio

On attend d’un produit de maquillage, bio ou pas, qu’il soit agréable et facile à appliquer, qu’il ait une bonne tenue, qu’il ne coule pas, qu’il sente bon ou qu’il ait bon goût (rouges à lèvres), qu’il soit facile à enlever… Beaucoup d’exigences, en somme!

Si le maquillage bio a bien progressé en la matière, il y a encore quelques points sur lesquels le bio est moins performant que le conventionnel. Le panel des ingrédients étant limité, il est difficile d’obtenir les prouesses technologiques réalisées avec des ingrédients chimiques.

Ainsi, les mascaras sont un peu moins gainants, le waterproof bio n’existe pas, les durées de conservation sont moins longues, la couvrance des fonds de teint est moins importante (ce qui donne finalement un résultat plus naturel) et la tenue des fards à paupières et des rouges à lèvres ne dure pas 24h!  En revanche, côté poudres et crayons (kajal, khôl et crayons à lèvres), les performances sont équivalentes.

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Le prix du bio

Le prix du BioLes produits bio ont la réputation d’être chers. Et c’est vrai que leurs prix sont plus élevés que ceux de leurs homologues conventionnels. Comment s’expliquent ces différences de prix ? Et, finalement, consommer bio, est-ce que cela provoque vraiment une augmentation du budget courses ? 

 Une pénurie de produits

Si les produits bio sont chers, c’est d’abord parce qu’ils sont encore trop rares. En France, la demande est supérieure à l’offre, ce qui implique d’une part un recours massif à l’import (50% des produits), et d’autre part, des prix élevés.

Si les volumes produits en France augmentaient, les prix baisseraient sans doute. Espérons donc que les objectifs ambitieux fixés par le Grenelle de l’Environnement seront atteints : de 2% de la surface agricole utile (SAU) en 2008, arriver à 6% en 2010, 15% en 2013 et 20% en 2020.

 Des coûts plus élevés en bio

Les produits bio coûtent en moyenne 10 à 30% plus cher que leurs équivalents non bio. Plusieurs raisons à ces différences de prix :

- L’agriculture bio n’utilise ni engrais chimiques, ni pesticides de synthèse. Les fruits, les légumes et les céréales poussent donc moins vite, les rendements sont moins élevés, et les coûts de main d’œuvre sont plus importants (désherbage manuel, surveillance des cultures pour repérer les attaques parasitaires…). La croissance des animaux est également plus lente, ce qui explique que la viande et le poisson soient plus chers au kg.

- Au-delà du stade de la production, la transformation des produits et le conditionnement coûtent également plus cher qu’en conventionnel, car les volumes sont plus faibles (pas d’économies d’échelle) et les ingrédients sont plus coûteux. Les additifs suspects et ingrédients d’origine chimique étant interdits, il faut des alternatives naturelles, dont le prix est plus élevé. C’est notamment vrai en cosmétique : par exemple, les huiles végétales biologiques coûtent plus cher que la paraffine, qui est un dérivé pétrochimique dont le coût de revient est très faible.

- Le transport et la distribution sont également plus onéreux, toujours en lien avec ces volumes plus faibles. La dispersion des acteurs, les circuits de commercialisation plus longs, les rotations de stocks plus faibles, la petite taille des points de vente : autant de facteurs qui viennent gonfler la note. Difficile d’être aussi performant, et donc aussi compétitif, que les grands distributeurs, dont les circuits sont optimisés et les coûts calculés au dixième de centime d’euro !

- Enfin, tout au long de la chaîne de production, les différents intervenants doivent être certifiés par un organisme indépendant. Agriculteur, transformateur, conditionneur subissent des audits de certification et des contrôles annuels, ce qui représente un coût supplémentaire.

Produits non bio : on les paie 2 fois !

Autre élément que l’on oublie souvent : on paie deux fois les produits issus de l’agriculture conventionnelle ! Une fois lors du passage en caisse, et une seconde fois, indirectement, par les impôts. Car les produits agricoles non bio sont largement subventionnés (10 milliards d’euros sont versés chaque année aux agriculteurs français) : le prix du marché en conventionnel est déconnecté du prix réel.

D’autre part, le coût des dépollutions liées à l’agriculture conventionnelle, ainsi que les dépenses de santé imputables à une alimentation de mauvaise qualité, sont, eux aussi, supportés par le contribuable.

Manger bio, ça ne coûte pas plus cher

Alors c’est vrai, les produits bio sont plus chers. Mais manger bio n’entraîne pas forcément une augmentation du budget alimentaire. Au contraire, une étude allemande a montré qu’une famille qui consomme bio réduit de 8% ses dépenses alimentaires. Car quand on mange bio, en général, on consomme moins de viande et on favorise les protéines végétales, moins onéreuses. Dans les magasins bio, on est confronté à moins de sources de tentation : on achète ainsi moins de plats cuisinés tout prêts, de snacks, de sucreries, de biscuits et autres produits superflus qui pèsent généralement lourd lors du passage en caisse. Et en matière de cosmétique, la qualité des ingrédients et leur affinité avec la peau rendent les soins bio plus efficaces : leur rapport qualité-prix n’a rien à voir avec les cosmétiques classiques.

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Les produits d’entretien écologiques: des ingrédients naturels et efficaces

28 juillet 2009 par Desfemmes  
Dans Produits écolo

Les produits d’entretien écologiquesLes produits d’entretien écologiques présentent des avantages pour l’environnement, mais aussi pour l’utilisateur. Moins polluants, moins nocifs, aussi efficaces que leurs homologues classiques, ils sont formulés à partir d’ingrédients aussi naturels que possible: bases lavantes d’origine végétale, huiles essentielles, extraits de plantes… On peut les repérer grâce à plusieurs labels.

Des produits ne libérant pas de composés nocifs dans les habitations

Pour l’utilisateur (et son entourage), les produits ménagers écologiques ne présentent pas de toxicité par contact ou par inhalation. En effet, ils ne libèrent pas de composés organiques volatiles (ou COV: benzène, toluène, éthers de glycol, composés chlorés), ni de formaldéhyde ou d’aminoéthanol. Ainsi, l’air des habitations est plus sain, et la manipulation de ces produits est sans danger, ni pour la peau, ni pour les voies respiratoires.

Des ingrédients naturels et biodégradables pour le respect de la planète

Pour la planète, et notamment pour la qualité des eaux, les produits d’entretien écologiques sont formulés à partir d’ingrédients non polluants, et autant que possible, d’origine végétale.

- les tensio-actifs ioniques utilisés dans les produits conventionnels sont remplacés par des bases lavantes d’origine végétale, biodégradables et douces pour la peau (c’est important pour les liquides vaisselle ou les produits nettoyants pour sols ou salles de bain, par exemple);

- les agents de blanchiment habituels des lessives, c’est-à-dire agents chlorés et perborate, sont évités (ils sont polluants et peu recommandables pour la peau), et on leur préfère les agents oxygénés, inoffensifs pour l’homme comme pour l’environnement;

- les séquestrants (EDTA, phosphates, phosphonates, polycarboxylates), très polluants pour les eaux, sont remplacés par des anti-calcaire naturels, notamment le citrate et le carbonate de sodium;

- quant aux parfums de synthèse (phtalates) et aux colorants chimiques, redoutables eux aussi pour les milieux aquatiques (perturbation des écosystèmes), ils sont interdits dans les produits labellisés « écologiques », et ce sont des extraits végétaux et des huiles essentielles qui jouent le rôle de parfum naturel (et qui confèrent à ces produits des propriétés antiseptiques supplémentaires). Les colorants sont généralement absents (pas de couleurs jaune fluo ou bleu turquoise aussi artificielles que suspectes), et quand il y en a, ils sont entièrement naturels.

Il a ainsi fallu que les industriels trouvent un ingrédient naturel de remplacement pour chaque constituant polluant: après quelques années de tâtonnements, les produits ménagers écologiques ont aujourd’hui une efficacité qui n’a rien à envier à celle des produits classiques.

Procédés de fabrication et emballages adaptés

Autres caractéristiques importantes, les produits écologiques sont formulés à partir de ressources renouvelables, leur procédé de production est respectueux de l’environnement, et les emballages sont optimisés pour le recyclage.

Qui plus est, ils sont souvent concentrés, pour réduire le volume des déchets d’emballages, les volumes transportés, et l’encombrement dans les placards exigus!

Comment reconnaître un produit ménager écolo ?

Ne vous fiez pas aux mentions « vert » ou « sans phosphates » ou « aux huiles essentielles », ni aux packagings au look nature. Les fabricants rivalisent d’imagination pour donner des airs écologiques aux produits les plus chimiques… Accordez plutôt votre confiance aux produits porteurs d’un label: Ecocert et Nature&Progrès sont les plus exigeants (biodégradabilité totale), le label européen et NF Environnement étant moins stricts (mais c’est toujours mieux que pas de label du tout!).

Les produits ménagers écologiques en pratique

On trouve deux types de produits ménagers écologiques:

- les équivalents écolo des produits classiques: tablettes pour lave-vaisselle, produits de rinçage, nettoyants pour vitres, assouplissants et détachants pour le linge, lessives liquides, désodorisants et parfums d’ambiance…

- des produits d’entretien plus originaux, typiquement écolo: noix de lavage, pierre d’argile, savon noir, savon de Marseille liquide…
Ils sont généralement assez polyvalents, ce qui permet de limiter le nombre de flacons achetés… et stockés.

Ecolo ou bio?

On ne peut pas vraiment parler de produit d’entretien bio, car la dénomination « biologique » ne s’applique qu’aux produits d’origine agricole. Or, dans les produits d’entretien, la proportion d’ingrédients certifiables est faible, de l’ordre de quelques %. On est loin des 95% requis pour le label AB en alimentaire!

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