Huiles essentielles : comment les utiliser ?

4 novembre 2009 par Desfemmes  
Dans Beauté

Huiles essentielles : comment les utiliser ?Lavande, tea tree, menthe poivrée, ravintsara ou romarin : les huiles essentielles font leur entrée dans nos armoires à pharmacie. Ces essences 100% naturelles peuvent soulager de nombreux maux du quotidien, pour peu que l’on sache bien les utiliser.

Une huile essentielle n’est pas un corps gras. Elle est volatile et ne se dissout pas dans l’eau, mais dans l’huile et l’alcool. Les huiles essentielles sont issues de certaines plantes ou arbres, dits aromatiques. Elles sont le plus souvent extraites par distillation à la vapeur. On classe les huiles essentielles selon leur famille biochimique, c’est-à-dire en fonction du type de molécule majoritaire. À chaque famille correspond une classe d’effet thérapeutique (pour en savoir plus sur la nature et l’obtention des huiles essentielles, lire notre article de présentation de l’aromathérapie).

Voie cutanée, pulmonaire ou orale ?

On utilise les huiles essentielles par voie:

-  Cutanée : c’est la plus fréquente et la plus simple, les huiles essentielles étant appliquées pures, directement sur la peau, ou diluées dans une huile végétale ;

-  Pulmonaire : en inhalations (ajoutez quelques gouttes d’huile essentielle à un bol d’eau chaude, couvrez-vous la tête d’un linge et respirez les vapeurs) ou en diffusion dans l’atmosphère grâce à un diffuseur. La voie pulmonaire est particulièrement adaptée au traitement des infections ORL, ou pour lutter contre le stress ;

 

-  Orale : diluées dans une cuillerée de miel ou d’huile végétale, ou sur un comprimé neutre (mie de pain). Attention, la voie orale est généralement à éviter en automédication, à moins de s’être correctement renseigné grâce à un manuel d’aromathérapie ;

-  En bain aromatique : c’est le mode d’utilisation privilégié des huiles essentielles calmantes ou décontractantes. Les essences sont mélangées à un dispersant (huile de bain, base moussante neutre, lait), puis ajoutées à l’eau chaude ;

-  En cuisine : certaines huiles essentielles peuvent également être utilisées comme des arômes naturels. Il s’agit surtout des essences d’herbes aromatiques (basilic, thym, estragon, menthe, romarin, marjolaine, fenouil…), d’épices (cannelle, gingembre, girofle…) ou d’agrumes (citron, orange, mandarine, bergamote…). Avant d’ajouter quelques gouttes d’une huile essentielle à vos plats salés ou sucrés, vérifiez qu’elle est comestible !

Utilisations thérapeutiques et cosmétiques

Les propriétés des huiles essentielles sont très nombreuses, qu’elles soient médicinales ou cosmétiques. Elles peuvent agir sur la circulation sanguine et lymphatique (veinotoniques, drainantes, renforcement des capillaires), la qualité de la peau (cicatrisantes, tonifiantes, régulatrices, purifiantes), le système nerveux (calmantes, toniques, équilibrantes) ou digestif (nausées, digestions difficiles, troubles hépato-biliaires).

Elles peuvent être utilisées en guise d’antiseptique sur les plaies et les infections cutanées, respiratoires ou digestives, ou encore avoir une action anti-inflammatoire, anesthésiante, mucolytique, immunomodulante, antivirales, antibactériennes ou même hormonale. Les formules proposées en aromathérapie comportent généralement plusieurs huiles essentielles, pour bénéficier de leur action synergique.

L’aromathérapie permet ainsi de soigner ponctuellement, en curatif, ou peut être employée à titre préventif, pour rééquilibrer un terrain, en naturopathie par exemple. Une grande variété de troubles peuvent être traités efficacement par les huiles essentielles, mais en cas de problème grave ou persistant, consultez votre médecin. Il est impossible de lister ici toutes les indications des différentes huiles essentielles : si l’aromathérapie vous tente, le mieux est de vous procurer un guide pratique.

Des précautions à respecter

Les huiles essentielles sont des produits très concentrés, actifs à des doses infimes et pouvant être toxiques en cas de surdosage. Elles ne s’utilisent donc pas à la légère : respectez bien les doses indiquées dans les guides d’aromathérapie.

- Un certain nombre d’huiles essentielles sont photosensibilisantes (notamment les agrumes), il faut donc éviter de s’exposer au soleil après utilisation.

- Certaines personnes sont allergiques ou sensibles à certaines essences : pour vous prémunir de tout risque de réaction cutanée, avant d’utiliser une huile essentielle nouvelle, effectuez toujours un test de sensibilité avec une goutte diluée dans un peu d’huile végétale, à appliquer dans le pli du coude.

- Enfin, les femmes enceintes ou allaitantes, les jeunes enfants et les bébés ne doivent généralement pas recevoir d’huiles essentielles (un grand nombre d’entre elles sont déconseillées avant 6 ans). Néanmoins, certaines essences, particulièrement douces, sont bien tolérées chez les enfants (bois de rose, tea tree, camomille romaine, estragon, laurier noble, eucalyptus radiata, lavande fine, marjolaine, mandarine…). Pour ne pas vous tromper, consultez, là encore, un bon manuel d’utilisation.

huiles essentielles bio

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Passez aux anti-rides naturels !

3 novembre 2009 par Desfemmes  
Dans Beauté

Passez aux anti-rides naturels Les grands noms de la cosmétique classique rivalisent d’imagination et de technologie pour nous proposer des actifs anti-âge toujours plus innovants, toujours plus pointus, toujours plus… chimiques. Passez plutôt aux soins anti-rides bio, et notamment les huiles végétales et les huiles essentielles, qui nous offrent des solutions naturelles pour prévenir et atténuer les rides.

Les huiles végétales anti-rides : rose musquée, bourrache, figue de Barbarie…

Pour conserver sa souplesse et se régénérer, la peau a besoin d’acides gras essentiels, notamment d’acide gamma-linolénique et d’acide arachidonique, tous deux de la famille des oméga 6. Ces acides gras permettent la synthèse de phospholipides, indispensables à la bonne cohésion des membranes cellulaires. Il existe deux façons de les apporter à l’épiderme : par l’alimentation, bien sûr, mais aussi en usage externe. Parmi les huiles adaptées aux soins de la peau, certaines ont des propriétés anti-âge spécifiques :

- L’huile de rose musquée (Rosa rubiginosa) : régénérante et adoucissante, elle est à mélanger à une autre huile végétale ;

- L’huile de figue de barbarie (Opuntia ficus indica): fruitée et restructurante, elle est extraite des graines contenues dans les fruits d’un cactus. Elle est précieuse car les graines ne renferment que 5% d’huile ;

- L’huile de bourrache (Borago officinalis) et l’huile d’onagre (Oenothera biennis) : elles sont les alliées de la beauté de la peau, et sont connues pour leur action préventive à l’égard des rides. Elles s’achètent généralement en capsules (à percer avec une aiguille pour une application cutanée), car elles sont riches en acide gamma-linolénique très sensible à l’oxydation causée par l’oxygène de l’air ;

- L’huile de jojoba (Simmondsia chinensis) : antivieillissement et assouplissante, c’est un ingrédient phare des produits cosmétiques anti-âge ;

- L’huile d’argan (Argania spinosa) : traditionnellement utilisée par les femmes au Maroc pour préserver la jeunesse de la peau, elle maintient l’élasticité de l’épiderme et le protège du vieillissement prématuré. 

Les huiles essentielles pour combattre les signes du temps

Certaines huiles essentielles sont utilisées dans des soins anti-âge, à titre de principes actifs naturels. Il est également possible de préparer des sérums anti-rides à base d’huile végétale additionnée de quelques gouttes d’huiles essentielles : palmarosa (odeur florale délicate), géranium rosat (parfum sucré et entêtant), bois de rose (puissante odeur de rose), ciste ladanifère (arômes chauds et fruités), citron (fragrances fraîches et toniques), petit grain bigaradier (envoûtant), niaouli (parfum puissant), myrte (odeur chaude et marquée), ou encore rose (délicate et florale).

Ce sérum fait maison est à utiliser 2 à 3 fois par semaine, de préférence le soir, à la place de votre soin habituel. Appliquez quelques gouttes sur le visage, le cou et le décolleté, et faites pénétrer par un massage doux.

Précautions d’emploi : certaines de ces huiles essentielles sont photo-sensibilisantes (notamment le petit grain bigaradier), ne pas s’exposer au soleil après l’application. Par ailleurs, pour prévenir les risques d’allergies, effectuez au préalable un test de sensibilité dans le pli du coude.

Les antioxydants naturels

Côté prévention des rides, jouez la carte des antioxydants naturels. Ils ont en effet la capacité de neutraliser les radicaux libres, qui sont responsables du vieillissement précoce. Ces radicaux libres sont produits en réaction à la pollution, au stress, mais aussi à l’alimentation.

Certains aliments sont naturellement riches en anti-oxydants : vitamine E (l’huile de germe de blé en est particulièrement riche), béta-carotène (un précurseur de la vitamine A que l’on trouve, entre autres, dans les carottes fraîches, et dans le macérât huileux de carotte en cosmétique), flavonoïdes (présents dans le thé vert, le cacao, le jus de raisin…) ou encore vitamine C (présente dans de nombreux fruits et légumes, en particulier le kiwi et l’acérola). Ces antioxydants peuvent être utilisés comme principes actifs dans des crèmes de soin ou des masques de beauté, mais il est de loin préférable de les mettre dans son assiette.

L’évitement du tabac et de l’alcool, une alimentation équilibrée et riche en fruits et légumes frais, ainsi qu’une bonne hydratation de l’organisme grâce à la consommation d’eau peu minéralisée ou de tisanes non sucrées sont aussi les clés d’une peau en bonne santé !

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Présentation de l’aromathérapie et des huiles essentielles

2 août 2009 par Desfemmes  
Dans Beauté, Marques bio

Présentation de l'aromathérapie et des huiles essentiellesL’aromathérapie, c’est l’art de soigner par les huiles essentielles. Cette forme de médecine douce est désormais reconnue et l’efficacité thérapeutique et cosmétique des huiles essentielles ne fait plus aucun doute. Mais qu’est-ce qu’une huile essentielle, comment est-elle produite, à quoi sont dues ses propriétés? Petite présentation de ces essences aux parfums puissants.

L’aromathérapie, une science médicinale à part entière

L’aromathérapie correspond à l’art de soigner grâce aux huiles essentielles. Elle est considérée comme une branche de la phytothérapie, et donc comme une médecine douce, mais ne nous y trompons pas: les huiles essentielles sont des armes thérapeutiques très concentrées, très puissantes, présentant des risques de toxicité en cas de mauvaise utilisation, et dont l’usage doit par conséquent s’accompagner de précautions (dosage, contre-indications, fréquence et durée du traitement, voie d’administration…).

Les huiles essentielles peuvent traiter de très nombreux maux (digestifs, respiratoires, loco-moteurs, nerveux, circulatoires, cutanés…). En cosmétique, leurs nombreuses propriétés font d’elles des actifs très appréciés. Elles s’utilisent seules ou, le plus souvent, en synergie. Les modes d’administration les plus courants sont la diffusion (par voie respiratoire) ou le massage (par voie cutanée, pures ou diluées), mais on peut aussi, dans de rares cas, les prendre par voie orale.

Des huiles… non grasses

Les huiles essentielles ne sont pas des corps gras, comme leur nom ne l’indique pas. Elles sont constituées d’un ensemble (300 à 400) de molécules aromatiques: terpènes, aldéhydes, cétones, phénols, lactones, esters… Elles sont volatiles et non solubles dans l’eau, en revanche, elles sont solubles dans l’huile et l’alcool. Ces huiles essentielles sont produites par les espèces végétales dites aromatiques (arbres, arbustes, herbes, plantes…), et leur rôle est de protéger la plante contre les agressions du milieu: soleil, insectes, parasites, champignons…

Fabrication des huiles essentielles

Il existe différents procédés d’extraction des huiles essentielles, le plus fréquent étant la distillation à la vapeur. La partie de la plante utilisée (selon les espèces, bois, racines, feuilles, fleurs, fruits, ou plante entière) est placée dans une cuve (appelée alambic), où elle est traversée par un courant de vapeur d’eau. La vapeur entraîne avec elle les molécules aromatiques du végétal. Cette vapeur chargée d’huile essentielle est ensuite refroidie dans un serpentin réfrigérant, et, en redevenant liquide, elle se sépare en deux phases: l’eau, et, surnageant à la surface du récipient, l’huile essentielle, qui est recueillie. L’eau est appelée eau florale (ou hydrolat), car elle contient elle aussi des molécules aromatiques, à faible concentration.
Pour les huiles essentielles d’agrumes (citron, orange, mandarine, pamplemousse, bigaradier, bergamote…), le procédé est plus simple: elles sont extraites par pression à froid des zestes.

La quantité d’huile essentielle obtenue à partir de 100 kg de matière végétale varie selon les plantes: par exemple, elle est de 1 kg pour la lavande, 300 g pour le géranium, et… 8 g pour la rose! Cela explique que certaines huiles essentielles sont particulièrement onéreuses.

Classement des huiles essentielles par familles biochimiques

On classe les huiles essentielles selon leur famille biochimique, c’est-à-dire en fonction du type de molécules majoritaire dans l’huile essentielle. A chaque famillle correspond une classe d’effet thérapeutique, par exemple:

- les monoterpénols de la menthe poivrée, du palmarosa ou de la lavande vraie sont toniques, antiseptiques et immunorégulateurs;

- les cétones de l’hélichryse, de l’eucalyptus globulus et du romarin à verbénone sont mucolytiques, stimulantes hépatique et cicatrisantes;

- les esters de la menthe citronnée et du petit grain sont antispasmodiques, anti-inflammatoires et antalgiques…

Des propriétés variables selon l’espèce, le chémotype, et la partie de plante utilisée

Chaque plante a ses propriétés spécifiques, en fonction du profil biochimique de son huile essentielle. Et, pour une même plante, les propriétés varient selon les espèces: par exemple, pour la lavande, l’espèce Lavandula angustifolia (ou lavande vraie) n’a pas les mêmes vertus que l’espèce Lavandula spica (ou lavande aspic) ou que Lavandula hybrida (ou lavandin).

La partie de plante utilisée a également son importance: selon que l’on distille les fleurs, les feuilles ou les fruits, les huiles essentielles obtenues sont différentes (pour l’oranger bigarade, l’HE issue des fleurs apaise le système nerveux, tandis que l’HE obtenue à partir des feuilles est un équilibrant nerveux et un tonique cutané, enfin, la pression à froid des zestes des fruits donne une HE d’orange calmante pour le système digestif).

Enfin, au sein d’une même espèce, la composition biochimique et les propriétés varient en fonction du milieu dans lequel a poussé la plante: nature du sol, origine géographique, altitude, ensoleillement, humidité, température… Ainsi, pour le thym (Thymus vulgaris), il est nécessaire de distinguer le thym à thymol, le thym à carvacrol, le thym à linalol, le thym à géraniol… Chacun de ces chémotypes (CT) de thym a une activité thérapeutique spécifique. Pour les espèces comptant plusieurs chémotypes (thym, romarin), la nature exacte de l’huile essentielle doit être précisée sur l’étiquette du flacon.

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