Couches lavables ou couches jetables pour votre bébé ?
23 janvier 2010 par Desfemmes
Dans Bébé & enfant
On parle de plus en plus des couches lavables pour les bébés, et les parents sont nombreux à se poser la question : lavables ou jetables ? Lesquelles sont les plus économiques, les plus pratiques, les plus saines, les plus écolo ? Petit comparatif.
Côté environnement
Le principal argument de la couche lavable, c’est son côté écolo : une couche qui peut être lavée jusqu’à 300 fois en machine, c’est quand même mieux qu’une couche jetable qui finit au fond d’une décharge ou d’un incinérateur, non sans avoir, au passage, consommé des matières premières (pétrole pour les parties plastique, bois et eau pour la cellulose), des polluants (chlore pour le blanchiment), et utilisé beaucoup d’énergie (fabrication, transport).
D’autant que le traitement de ces couches jetables a un coût exorbitant pour la collectivité : avec environ 550.000 tonnes de couches utilisées par les bébés français en un an, à raison de 135€ par tonne traitée (incinérée, enfouie…), on arrive à 174 millions d’euros chaque année.
Pour les couches lavables, il faut bien sûr tenir compte de l’impact environnemental des textiles utilisés, la culture conventionnelle du coton étant un désastre écologique. Mais en choisissant du coton bio, ou du chanvre, on allège un peu la facture pour la planète. Et pour l’entretien des couches, un lavage en cycle court à 40°C plutôt qu’un cycle long à 60°C ou 95°C, ainsi qu’un séchage à l’air, et non en sèche-linge, sont bien sûr préférables.
Côté budget
Il est vrai que le prix d’achat des couches lavables, à l’unité, peut sembler rédhibitoire. Et comme il faut prévoir un jeu de 15 à 20 couches pour « tenir » entre deux lessives, on arrive vite à une somme élevée, à dépenser en une fois. Si on ajoute au prix des couches le coût des bidons de lessive, de l’eau et de l’électricité utilisées pour les lavages, on arrive à un coût global de 500 à 700€, en moyenne, selon le modèle de couches choisi (taille unique, ou plusieurs tailles différentes).
Cependant, si on compare avec le budget couches jetables, on relativise : en moyenne, chaque enfant utilise 4400 couches, de la naissance jusqu’à la propreté, soit environ 2 ans et demi. A 30 centimes d’euro la couche, on arrive à un total de 1300€… Impressionnant ! Cette somme étant répartie sur 2 ans et demi, elle est nettement plus indolore, mais il faut voir l’achat des couches lavables comme un investissement à moyen terme. Et si, en plus, on réutilise le lot de couches pour un deuxième enfant, cet investissement de départ est définitivement amorti !
Côté praticité
S’il y a bien un avantage qu’on ne peut nier pour les couches jetables, c’est leur côté pratique. On déscratche, on plie, on jette. Il ne reste plus qu’à descendre la poubelle…
Avec les couches lavables, on se complique un peu plus la vie. Mais pas tellement plus. Les feuillets biodégradables (et jetables, ceux-là, pour le coup), à insérer entre la couche et la peau de bébé, sont bien pratiques pour récupérer les selles. On jette le tout dans la cuvette des toilettes, et la couche, elle, prend la direction de la machine à laver. Avec, éventuellement, un petit trempage dans un seau d’eau additionnée de quelques gouttes d’huile essentielle de tee trea ou de lavande, si la lessive n’est pas prévue pour le jour même.
Et bien sûr, il est tout à fait possible, voire recommandé, de laver les couches avec le reste du linge de la famille ! Ajoutez un peu de poudre désinfectante (écologique, forcément) à votre lessive habituelle, si vous tenez absolument à aseptiser tout ça. A noter que le nombre de lessives hebdomadaire ne s’en trouve guère augmenté : en moyenne, les parents équipés en lavables font 3 lessives par semaine (avec un tambour plein).
Et la santé de bébé ?
Les jetables sont étanches… trop ! Fermées de façon quasiment hermétique, elles induisent une augmentation de la température dans la couche, ce qui est suspecté (sans que ce soit prouvé) de nuire à la future fertilité des petits garçons. D’autre part, le polyacrylate de sodium, ce super-absorbant qui permet à la peau de rester au sec, est soupçonné de provoquer des allergies. Elles sont en outre blanchies (souvent au chlore) et parfois même parfumées… avec des parfums de synthèse. Beaucoup de chimie, donc, dans laquelle bébé va vivre durant 2 ou 3 ans !
Les couches lavables, elles, ne renferment aucun produit chimique. Leur pouvoir absorbant (qui augmente d’ailleurs au fil des lavages) est uniquement dû à leur doublure en fibre textile naturelle. Sur certains modèles (ceux où la doublure est glissée dans une poche), on peut même ajouter une seconde doublure pour une plus grande capacité absorbante.
Avec les lavables, il faut seulement changer bébé plus souvent qu’en jetables car la couche est plus humide au contact de la peau, ce qui peut causer de petites rougeurs. Cependant, il existe des voiles en polaire, à positionner entre la couche et la peau, qui gardent bébé bien au sec.
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