Soins des pieds : une cure de Jouvence pour le printemps
Les soins des pieds sont trop souvent négligés en hiver. Bien cachés dans les collants, les chaussettes et les chaussures, soumis aux ampoules et aux frottements, on redécouvre nos pieds au printemps, secs, rugueux, fendillés aux talons. Or, les callosités ne font pas bon ménage avec sandales et plage ! Pour retrouver de jolis pieds, à la peau douce et souple, voici un petit rituel de beauté à effectuer régulièrement.
Les pieds aussi ont droit à leurs soins de beauté !
Pieds secs, talons fendillés, callosités, coup de pied rugueux, crevasses entre les orteils, « peau de crocodile »… Nos pieds sont souvent malmenés, soumis aux ampoules, à la transpiration, aux frottements, aux chaussures serrées, sans compter qu’ils supportent tout le poids du corps, à longueur de journée ! On ne leur accorde pourtant qu’une attention minime, trop souvent limitée à un rapide nettoyage sous la douche, suivi d’un séchage approximatif.
Ils méritent bien mieux : offrez-leur régulièrement un soin complet. Au fil des jours et des semaines, la peau retrouvera sa souplesse et sa douceur. À vous les petites sandales dès les premiers rayons du soleil ! Et, sur la plage ou au bord de la piscine, vous ne craindrez plus de les exposer aux regards. Pour retrouver des pieds de déesse, inutile d’être équipée comme un professionnel de la pédicure : quelques gestes simples et un minimum de moyens suffisent, le secret de la réussite résidant surtout dans la régularité des soins.
Étape 1 : on délasse.
Rien de tel qu’un bon bain de pieds chaud (pas trop) pour terminer la journée sur une note de détente. C’est relaxant, et surtout, cela ramollit l’épiderme et le prépare à recevoir les soins. Faites trempette durant 10 à 15 minutes (le temps de lire quelques pages de votre livre du moment), les pieds dans une bassine d’eau chaude additionnée d’une petite poignée de gros sel et de quelques gouttes (facultatives) d’huile essentielle : menthe poivrée pour rafraîchir, lavande pour décongestionner et apaiser, eucalyptus pour assainir… Séchez soigneusement et délicatement.
Étape 2 : on gomme.
Les pieds ont besoin d’être gommés régulièrement, peut-être même plus que n’importe quelle autre partie du corps. Les peaux mortes, en s’accumulant en couches successives, finissent par épaissir la partie cornée de l’épiderme, contribuant à la formation de callosités inesthétiques et parfois douloureuses. Un soin exfoliant, ou une bonne vieille pierre ponce, débarrassera la peau de ses cellules mortes et lui permettra de se régénérer, et de retrouver douceur et souplesse. En outre, le gommage facilite la pénétration des actifs hydratants et nourrissants.
Étape 3 : on taille
À l’aide d’une pince à ongles ou d’un coupe-ongle, taillez vos ongles à la longueur souhaitée, mais pas trop court. Respectez leur forme naturelle. La coupe « au carré » est considérée comme la meilleure par certains pédicures, mais si les angles vous gênent, vous pouvez les arrondir à la lime en émeri. Évitez de trop dégager les coins, cela favorise les ongles incarnés.
Si vos ongles sont striés, utilisez un polissoir à ongles pour estomper les stries et leur redonner de la brillance. Vous pouvez ensuite appliquer un fluide pour cuticule, et éventuellement, un vernis.
Étape 4 : on nourrit.
La peau des pieds est, tout comme celle des mains et des lèvres, quasiment dépourvue de glandes sébacées, qui fournissent à l’épiderme son fameux film hydrolipidique (constitué d’un mélange d’eau et de sébum). Elle est donc plus fragile et plus sujette au dessèchement. S’enduire régulièrement les pieds d’un soin à la fois nourrissant et hydratant n’est donc pas une idée saugrenue, bien au contraire ! Vous pouvez opter pour une crème réparatrice pour pieds secs, mais n’importe quelle crème hydratante, une huile végétale ou du beurre de karité feront très bien l’affaire.
Profitez-en pour effectuer un massage des pieds, en insistant sur la voûte plantaire et la base des orteils. Ces zones comptent de nombreux points d’acupuncture et le massage installe un agréable sentiment de relaxation.
Pour les pieds très secs, juste avant d’aller au lit, vous pouvez même appliquer le soin nourrissant en couche généreuse, puis enfiler une paire de chaussettes en coton. Durant la nuit, la peau boira littéralement les actifs et elle sera veloutée et souple le lendemain matin ! Pas très glamour, certes, mais terriblement efficace.
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Le Rhassoul, pour une peau satinée et des cheveux soyeux
Le rhassoul, ou ghassoul, est une argile naturelle, utilisée depuis des siècles par les femmes au Maroc. Astringent, purifiant, hypoallergénique et non agressif, il s’utilise en masque pour le visage et les cheveux, ou en gommage pour le corps, au hammam. L’idéal est de préparer sa propre pâte, à partir de plaquettes sèches de rhassoul.
Une argile rare qui nous vient du Maroc
Le rhassoul (ou rassoul), qui s’écrit ghassoul en arabe, est une argile naturelle rare. On ne connaît qu’un seul gisement de rhassoul dans le monde, au Maroc, sur les bords du Moyen Atlas, et plus précisément dans la vallée de la Moulouya, à 200km de Fès.
Une fois extraite des profondeurs du sol (contrairement aux autres mines d’argile, ce gisement de rhassoul n’est pas exploité à ciel ouvert), l’argile est lavée à l’eau, étalée sur de grandes plaques et séchée (au soleil en été, dans un four en hiver). On obtient des plaquettes de rhassoul, qui peuvent éventuellement être réduites en poudre, ou commercialisées à l’état brut.
Un soin de beauté 100% naturel utilisé depuis des siècles
Le rhassoul est utilisé depuis le XIIe siècle dans tout le Moyen-Orient et en Afrique du Nord, comme produit lavant ( »rassala » signifie « laver » en arabe), et comme soin de beauté. Les femmes l’utilisent beaucoup au hammam, tout comme le gant de crin ou le savon noir. Au Maroc, il est traditionnellement offert aux jeunes mariées.
Propriétés du rhassoul
Le rhassoul a la propriété d’absorber les impuretés et l’excès de sébum. En un mot, il nettoie en profondeur, sans pour autant être décapant : contrairement aux savons et autres détergents (shampooings et gels douche classiques), il ne supprime pas complètement le film hydrolipidique de l’épiderme. La peau n’est pas sèche après l’application : elle ne tiraille pas. Le rhassoul convient ainsi parfaitement aux peaux sèches ou sensibles.
Les glandes sébacées, qui produisent le sébum, ne sont pas irritées, ce qui évite les productions excessives de sébum souvent observées en réaction aux soins trop agressifs. Enfin, il est astringent, c’est-à-dire qu’il resserre les pores de l’épiderme. Parfait pour les peaux à tendance grasse !
Côté cheveux, il n’abîme pas la gaine protectrice naturelle de la fibre capillaire. Il peut être utilisé sur tous les types de cheveux, y compris les cheveux secs ou cassants.
Préparation de la pâte de rhassoul
Le rhassoul est de couleur brun clair, presque beige, et on le trouve sous forme de poudre, de morceaux ou encore de pâte prête à l’emploi. Le mieux est de l’acheter sous forme sèche, et de faire votre préparation avant chaque utilisation : c’est à la fois plus hygiénique et plus économique, et on peut ainsi donner à la pâte la texture désirée : plutôt liquide, ou plus onctueuse.
La dissolution du rhassoul dans l’eau est quasiment immédiate : il suffit d’ajouter 1,5 volume d’eau tiède à 1 volume de rhassoul sec, et de mélanger pour obtenir une pâte douce et lisse. Ajustez les proportions en fonction de la consistance souhaitée.
Pour une pâte délicieusement parfumée, vous pouvez remplacer partiellement ou totalement l’eau par une eau florale de rose ou de fleur d’oranger. Enfin, pour les peaux et les cheveux très secs, il est possible d’incorporer un peu d’huile végétale à la préparation (huile d’argan si on veut rester dans la tradition marocaine, ou bien huile d’amande douce, de jojoba ou, plus économique, huile d’olive).
Mode d’emploi
On utilise le rhassoul de plusieurs manières :
- En masque purifiant pour le visage : appliquer en couche régulière en évitant le contour des yeux, laisser sécher (c’est en séchant que l’argile agit, une fois sèche, elle devient inefficace), puis rincer à l’eau tiède. Le teint est plus lumineux, la peau respire.
- En soin gommant pour le corps : sous la douche, appliquer sur l’ensemble du corps, masser en effectuant des mouvements circulaires, puis rincer. Résultat : une peau douce et satinée, débarrassée de ses cellules mortes et de ses impuretés.
- En masque de beauté pour les cheveux : appliquer la pâte sur la chevelure mouillée, laisser agir 15 à 20 minutes, puis rincer très soigneusement. Les cheveux sont soyeux et retrouvent leur gonflant.
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Huiles essentielles : comment les utiliser ?
Lavande, tea tree, menthe poivrée, ravintsara ou romarin : les huiles essentielles font leur entrée dans nos armoires à pharmacie. Ces essences 100% naturelles peuvent soulager de nombreux maux du quotidien, pour peu que l’on sache bien les utiliser.
Une huile essentielle n’est pas un corps gras. Elle est volatile et ne se dissout pas dans l’eau, mais dans l’huile et l’alcool. Les huiles essentielles sont issues de certaines plantes ou arbres, dits aromatiques. Elles sont le plus souvent extraites par distillation à la vapeur. On classe les huiles essentielles selon leur famille biochimique, c’est-à-dire en fonction du type de molécule majoritaire. À chaque famille correspond une classe d’effet thérapeutique (pour en savoir plus sur la nature et l’obtention des huiles essentielles, lire notre article de présentation de l’aromathérapie).
Voie cutanée, pulmonaire ou orale ?
On utilise les huiles essentielles par voie:
- Cutanée : c’est la plus fréquente et la plus simple, les huiles essentielles étant appliquées pures, directement sur la peau, ou diluées dans une huile végétale ;
- Pulmonaire : en inhalations (ajoutez quelques gouttes d’huile essentielle à un bol d’eau chaude, couvrez-vous la tête d’un linge et respirez les vapeurs) ou en diffusion dans l’atmosphère grâce à un diffuseur. La voie pulmonaire est particulièrement adaptée au traitement des infections ORL, ou pour lutter contre le stress ;
- Orale : diluées dans une cuillerée de miel ou d’huile végétale, ou sur un comprimé neutre (mie de pain). Attention, la voie orale est généralement à éviter en automédication, à moins de s’être correctement renseigné grâce à un manuel d’aromathérapie ;
- En bain aromatique : c’est le mode d’utilisation privilégié des huiles essentielles calmantes ou décontractantes. Les essences sont mélangées à un dispersant (huile de bain, base moussante neutre, lait), puis ajoutées à l’eau chaude ;
- En cuisine : certaines huiles essentielles peuvent également être utilisées comme des arômes naturels. Il s’agit surtout des essences d’herbes aromatiques (basilic, thym, estragon, menthe, romarin, marjolaine, fenouil…), d’épices (cannelle, gingembre, girofle…) ou d’agrumes (citron, orange, mandarine, bergamote…). Avant d’ajouter quelques gouttes d’une huile essentielle à vos plats salés ou sucrés, vérifiez qu’elle est comestible !
Utilisations thérapeutiques et cosmétiques
Les propriétés des huiles essentielles sont très nombreuses, qu’elles soient médicinales ou cosmétiques. Elles peuvent agir sur la circulation sanguine et lymphatique (veinotoniques, drainantes, renforcement des capillaires), la qualité de la peau (cicatrisantes, tonifiantes, régulatrices, purifiantes), le système nerveux (calmantes, toniques, équilibrantes) ou digestif (nausées, digestions difficiles, troubles hépato-biliaires).
Elles peuvent être utilisées en guise d’antiseptique sur les plaies et les infections cutanées, respiratoires ou digestives, ou encore avoir une action anti-inflammatoire, anesthésiante, mucolytique, immunomodulante, antivirales, antibactériennes ou même hormonale. Les formules proposées en aromathérapie comportent généralement plusieurs huiles essentielles, pour bénéficier de leur action synergique.
L’aromathérapie permet ainsi de soigner ponctuellement, en curatif, ou peut être employée à titre préventif, pour rééquilibrer un terrain, en naturopathie par exemple. Une grande variété de troubles peuvent être traités efficacement par les huiles essentielles, mais en cas de problème grave ou persistant, consultez votre médecin. Il est impossible de lister ici toutes les indications des différentes huiles essentielles : si l’aromathérapie vous tente, le mieux est de vous procurer un guide pratique.
Des précautions à respecter
Les huiles essentielles sont des produits très concentrés, actifs à des doses infimes et pouvant être toxiques en cas de surdosage. Elles ne s’utilisent donc pas à la légère : respectez bien les doses indiquées dans les guides d’aromathérapie.
- Un certain nombre d’huiles essentielles sont photosensibilisantes (notamment les agrumes), il faut donc éviter de s’exposer au soleil après utilisation.
- Certaines personnes sont allergiques ou sensibles à certaines essences : pour vous prémunir de tout risque de réaction cutanée, avant d’utiliser une huile essentielle nouvelle, effectuez toujours un test de sensibilité avec une goutte diluée dans un peu d’huile végétale, à appliquer dans le pli du coude.
- Enfin, les femmes enceintes ou allaitantes, les jeunes enfants et les bébés ne doivent généralement pas recevoir d’huiles essentielles (un grand nombre d’entre elles sont déconseillées avant 6 ans). Néanmoins, certaines essences, particulièrement douces, sont bien tolérées chez les enfants (bois de rose, tea tree, camomille romaine, estragon, laurier noble, eucalyptus radiata, lavande fine, marjolaine, mandarine…). Pour ne pas vous tromper, consultez, là encore, un bon manuel d’utilisation.
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Douceur et hygiène avec les produits de toilette intime bio
La toilette intime, en particulier chez les femmes, nécessite des soins adaptés. Tous les produits nettoyants ne se valent pas ! Les muqueuses fragiles, la flore naturelle et l’acidité physiologique du milieu vaginal doivent être préservées. Mieux vaut donc opter pour le savon de Marseille sans parfum et sans colorant, ou, mieux, un produit spécialement formulé pour la toilette intime.
Un équilibre fragile à respecter
Les parties intimes du corps nécessitent une hygiène adaptée. Chez la femme, les muqueuses sont sensibles et sont rapidement irritées par l’utilisation de produits trop décapants, agressifs, ou antiseptiques. La flore naturelle du vagin, composée essentiellement de lactobacilles, doit également être respectée. Ces micro-organismes jouent en effet un rôle protecteur à l’égard des germes pathogènes : en occupant le terrain, ils les empêchent de proliférer et d’occasionner des infections vaginales (mycoses, etc.). Enfin, le pH du vagin est acide, il se situe entre 5 et 5,5. Il faut donc privilégier les produits dont le pH est proche du pH physiologique, ou, à la rigueur, neutre (pH 7).
Toilette externe plutôt que douche vaginale
Les douches (ou les injections) vaginales, en supprimant la flore naturelle, favorisent la prolifération des germes pathogènes responsables des infections vaginales. Elles sont donc à éviter. Le vagin sait très bien se nettoyer et se défendre seul contre les micro-organismes indésirables ! Une toilette externe suffit, sans gant de toilette de préférence (qui est une réserve potentielle de microbes). Le mieux étant souvent l’ennemi du bien, il est inutile, voire néfaste, de multiplier les nettoyages. Une toilette quotidienne suffit en général à conserver une bonne hygiène sans mettre en péril l’équilibre naturel.
Gels et mousses pour l’hygiène féminine
Sous la douche ou pendant le bain, vous avez le choix entre un bon vieux savon de Marseille ou un savon à l’huile d’amande douce, sans parfum et sans colorant (pour éviter allergies et irritations), ou, si vous préférez des produits plus doux, un gel ou une mousse de toilette intime, spécialement formulés pour s’adapter aux exigences particulières de cette zone. Dans les gammes de produits bio, les agents lavants utilisés sont d’origine végétale (dérivés de l’huile de coprah ou de palme, ou de céréales comme l’avoine), pour plus de douceur. Ces produits sont généralement sans savon.
Les fabricants (BcomBio, Douce Nature, Coslys, Cattier, Natessance…) ajoutent à ces bases lavantes des extraits végétaux (eaux florales, huiles essentielles douces, extraits de fleurs telles que le calendula…) qui confèrent au produit des propriétés apaisantes, anti-inflammatoires ou purifiantes. Ces ingrédients végétaux parfument également de façon naturelle, sans les risques d’allergie liés aux parfums de synthèse. En outre, les gels et les mousses de toilette intime sont très souvent testés sous contrôle gynécologique.
Lingettes intimes pour une toilette d’appoint, sans rinçage
À certaines périodes, on peut avoir besoin d’une petite toilette complémentaire en cours de journée (règles, grossesse, pertes blanches abondantes, chaleur, humidité, irritation…). Les lingettes intimes répondent à ce type de besoin : pouvoir faire un brin de toilette… dans les toilettes ! En coton bio 100% biodégradable, elles sont très douces et non irritantes, et peuvent le plus souvent se jeter dans la cuvette. Elles sont imprégnées d’eaux florales, d’huiles essentielles et éventuellement de glycérine, et ne nécessitent aucun rinçage.
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Passez aux anti-rides naturels !
Les grands noms de la cosmétique classique rivalisent d’imagination et de technologie pour nous proposer des actifs anti-âge toujours plus innovants, toujours plus pointus, toujours plus… chimiques. Passez plutôt aux soins anti-rides bio, et notamment les huiles végétales et les huiles essentielles, qui nous offrent des solutions naturelles pour prévenir et atténuer les rides.
Les huiles végétales anti-rides : rose musquée, bourrache, figue de Barbarie…
Pour conserver sa souplesse et se régénérer, la peau a besoin d’acides gras essentiels, notamment d’acide gamma-linolénique et d’acide arachidonique, tous deux de la famille des oméga 6. Ces acides gras permettent la synthèse de phospholipides, indispensables à la bonne cohésion des membranes cellulaires. Il existe deux façons de les apporter à l’épiderme : par l’alimentation, bien sûr, mais aussi en usage externe. Parmi les huiles adaptées aux soins de la peau, certaines ont des propriétés anti-âge spécifiques :
- L’huile de rose musquée (Rosa rubiginosa) : régénérante et adoucissante, elle est à mélanger à une autre huile végétale ;
- L’huile de figue de barbarie (Opuntia ficus indica): fruitée et restructurante, elle est extraite des graines contenues dans les fruits d’un cactus. Elle est précieuse car les graines ne renferment que 5% d’huile ;
- L’huile de bourrache (Borago officinalis) et l’huile d’onagre (Oenothera biennis) : elles sont les alliées de la beauté de la peau, et sont connues pour leur action préventive à l’égard des rides. Elles s’achètent généralement en capsules (à percer avec une aiguille pour une application cutanée), car elles sont riches en acide gamma-linolénique très sensible à l’oxydation causée par l’oxygène de l’air ;
- L’huile de jojoba (Simmondsia chinensis) : antivieillissement et assouplissante, c’est un ingrédient phare des produits cosmétiques anti-âge ;
- L’huile d’argan (Argania spinosa) : traditionnellement utilisée par les femmes au Maroc pour préserver la jeunesse de la peau, elle maintient l’élasticité de l’épiderme et le protège du vieillissement prématuré.
Les huiles essentielles pour combattre les signes du temps
Certaines huiles essentielles sont utilisées dans des soins anti-âge, à titre de principes actifs naturels. Il est également possible de préparer des sérums anti-rides à base d’huile végétale additionnée de quelques gouttes d’huiles essentielles : palmarosa (odeur florale délicate), géranium rosat (parfum sucré et entêtant), bois de rose (puissante odeur de rose), ciste ladanifère (arômes chauds et fruités), citron (fragrances fraîches et toniques), petit grain bigaradier (envoûtant), niaouli (parfum puissant), myrte (odeur chaude et marquée), ou encore rose (délicate et florale).
Ce sérum fait maison est à utiliser 2 à 3 fois par semaine, de préférence le soir, à la place de votre soin habituel. Appliquez quelques gouttes sur le visage, le cou et le décolleté, et faites pénétrer par un massage doux.
Précautions d’emploi : certaines de ces huiles essentielles sont photo-sensibilisantes (notamment le petit grain bigaradier), ne pas s’exposer au soleil après l’application. Par ailleurs, pour prévenir les risques d’allergies, effectuez au préalable un test de sensibilité dans le pli du coude.
Les antioxydants naturels
Côté prévention des rides, jouez la carte des antioxydants naturels. Ils ont en effet la capacité de neutraliser les radicaux libres, qui sont responsables du vieillissement précoce. Ces radicaux libres sont produits en réaction à la pollution, au stress, mais aussi à l’alimentation.
Certains aliments sont naturellement riches en anti-oxydants : vitamine E (l’huile de germe de blé en est particulièrement riche), béta-carotène (un précurseur de la vitamine A que l’on trouve, entre autres, dans les carottes fraîches, et dans le macérât huileux de carotte en cosmétique), flavonoïdes (présents dans le thé vert, le cacao, le jus de raisin…) ou encore vitamine C (présente dans de nombreux fruits et légumes, en particulier le kiwi et l’acérola). Ces antioxydants peuvent être utilisés comme principes actifs dans des crèmes de soin ou des masques de beauté, mais il est de loin préférable de les mettre dans son assiette.
L’évitement du tabac et de l’alcool, une alimentation équilibrée et riche en fruits et légumes frais, ainsi qu’une bonne hydratation de l’organisme grâce à la consommation d’eau peu minéralisée ou de tisanes non sucrées sont aussi les clés d’une peau en bonne santé !
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Présentation de l’aromathérapie et des huiles essentielles
2 août 2009 par Desfemmes
Dans Beauté, Marques bio
L’aromathérapie, c’est l’art de soigner par les huiles essentielles. Cette forme de médecine douce est désormais reconnue et l’efficacité thérapeutique et cosmétique des huiles essentielles ne fait plus aucun doute. Mais qu’est-ce qu’une huile essentielle, comment est-elle produite, à quoi sont dues ses propriétés? Petite présentation de ces essences aux parfums puissants.
L’aromathérapie, une science médicinale à part entière
L’aromathérapie correspond à l’art de soigner grâce aux huiles essentielles. Elle est considérée comme une branche de la phytothérapie, et donc comme une médecine douce, mais ne nous y trompons pas: les huiles essentielles sont des armes thérapeutiques très concentrées, très puissantes, présentant des risques de toxicité en cas de mauvaise utilisation, et dont l’usage doit par conséquent s’accompagner de précautions (dosage, contre-indications, fréquence et durée du traitement, voie d’administration…).
Les huiles essentielles peuvent traiter de très nombreux maux (digestifs, respiratoires, loco-moteurs, nerveux, circulatoires, cutanés…). En cosmétique, leurs nombreuses propriétés font d’elles des actifs très appréciés. Elles s’utilisent seules ou, le plus souvent, en synergie. Les modes d’administration les plus courants sont la diffusion (par voie respiratoire) ou le massage (par voie cutanée, pures ou diluées), mais on peut aussi, dans de rares cas, les prendre par voie orale.
Des huiles… non grasses
Les huiles essentielles ne sont pas des corps gras, comme leur nom ne l’indique pas. Elles sont constituées d’un ensemble (300 à 400) de molécules aromatiques: terpènes, aldéhydes, cétones, phénols, lactones, esters… Elles sont volatiles et non solubles dans l’eau, en revanche, elles sont solubles dans l’huile et l’alcool. Ces huiles essentielles sont produites par les espèces végétales dites aromatiques (arbres, arbustes, herbes, plantes…), et leur rôle est de protéger la plante contre les agressions du milieu: soleil, insectes, parasites, champignons…
Fabrication des huiles essentielles
Il existe différents procédés d’extraction des huiles essentielles, le plus fréquent étant la distillation à la vapeur. La partie de la plante utilisée (selon les espèces, bois, racines, feuilles, fleurs, fruits, ou plante entière) est placée dans une cuve (appelée alambic), où elle est traversée par un courant de vapeur d’eau. La vapeur entraîne avec elle les molécules aromatiques du végétal. Cette vapeur chargée d’huile essentielle est ensuite refroidie dans un serpentin réfrigérant, et, en redevenant liquide, elle se sépare en deux phases: l’eau, et, surnageant à la surface du récipient, l’huile essentielle, qui est recueillie. L’eau est appelée eau florale (ou hydrolat), car elle contient elle aussi des molécules aromatiques, à faible concentration.
Pour les huiles essentielles d’agrumes (citron, orange, mandarine, pamplemousse, bigaradier, bergamote…), le procédé est plus simple: elles sont extraites par pression à froid des zestes.
La quantité d’huile essentielle obtenue à partir de 100 kg de matière végétale varie selon les plantes: par exemple, elle est de 1 kg pour la lavande, 300 g pour le géranium, et… 8 g pour la rose! Cela explique que certaines huiles essentielles sont particulièrement onéreuses.
Classement des huiles essentielles par familles biochimiques
On classe les huiles essentielles selon leur famille biochimique, c’est-à-dire en fonction du type de molécules majoritaire dans l’huile essentielle. A chaque famillle correspond une classe d’effet thérapeutique, par exemple:
- les monoterpénols de la menthe poivrée, du palmarosa ou de la lavande vraie sont toniques, antiseptiques et immunorégulateurs;
- les cétones de l’hélichryse, de l’eucalyptus globulus et du romarin à verbénone sont mucolytiques, stimulantes hépatique et cicatrisantes;
- les esters de la menthe citronnée et du petit grain sont antispasmodiques, anti-inflammatoires et antalgiques…
Des propriétés variables selon l’espèce, le chémotype, et la partie de plante utilisée
Chaque plante a ses propriétés spécifiques, en fonction du profil biochimique de son huile essentielle. Et, pour une même plante, les propriétés varient selon les espèces: par exemple, pour la lavande, l’espèce Lavandula angustifolia (ou lavande vraie) n’a pas les mêmes vertus que l’espèce Lavandula spica (ou lavande aspic) ou que Lavandula hybrida (ou lavandin).
La partie de plante utilisée a également son importance: selon que l’on distille les fleurs, les feuilles ou les fruits, les huiles essentielles obtenues sont différentes (pour l’oranger bigarade, l’HE issue des fleurs apaise le système nerveux, tandis que l’HE obtenue à partir des feuilles est un équilibrant nerveux et un tonique cutané, enfin, la pression à froid des zestes des fruits donne une HE d’orange calmante pour le système digestif).
Enfin, au sein d’une même espèce, la composition biochimique et les propriétés varient en fonction du milieu dans lequel a poussé la plante: nature du sol, origine géographique, altitude, ensoleillement, humidité, température… Ainsi, pour le thym (Thymus vulgaris), il est nécessaire de distinguer le thym à thymol, le thym à carvacrol, le thym à linalol, le thym à géraniol… Chacun de ces chémotypes (CT) de thym a une activité thérapeutique spécifique. Pour les espèces comptant plusieurs chémotypes (thym, romarin), la nature exacte de l’huile essentielle doit être précisée sur l’étiquette du flacon.
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Mousses et crèmes à raser: les hommes aussi ont leurs gammes bio
30 juillet 2009 par Desfemmes
Dans Beauté, Marques bio
Comme pour tous les produits cosmétiques conventionnels, les mousses à raser non bio se font épingler sur leur composition: paraffine, paraben, sodium laureth sulfate, triéthanolamine… Irritants, allergisants, potentiellement cancérigènes, mais aussi polluants, ces ingrédients douteux sont exclus des formulations des produits de rasage bio. En bio, place au naturel et aux ingrédients végétaux qui, en plus de faciliter le rasage, nourrissent et hydratent la peau!
La cosmétique bio a mis du temps à s’intéresser aux hommes, mais cette fois, ça y est, les marques sont nombreuses à proposer des produits de rasage bio adaptés aux peaux masculines, efficaces, agréables d’utilisation, et au look moderne. Weleda, Logona, Sante, Lavera, Florame, BcomBio ou Zvonko, ces messieurs n’ont que l’embarras du choix en matière de mousses et crèmes à raser bio.
Les tensioactifs : 100% chimiques en non bio, dérivés de la noix de coco en bio
Pour que le produit mousse (qu’il s’agisse d’une mousse à raser ou d’une crème de rasage), c’est-à-dire pour qu’une émulsion se forme entre le corps gras et l’eau, il faut des tensioactifs pour permettre la liaison entre ces deux corps non miscibles en temps normal. Ces tensioactifs ont également deux rôles: nettoyer la peau, et ramollir le poil en favorisant la pénétration de l’eau (le sébum forme en quelque sorte un film imperméabilisant qui empêche l’eau de pénétrer dans le poil, or, les tensioactifs éliminent le sébum, l’eau peut ainsi pénétrer à l’intérieur du poil).
Dans les mousses non bio, ces tensioactifs sont souvent le sodium lauryl sulfate (irritant lorsqu’il est concentré), et son dérivé éthoxylé, le sodium laureth sulfate (nocif avéré pour l’environnement, et potentiellement allergisant et cancérigène pour l’utilisateur). On leur adjoint fréquemment des agents tampon, comme la triéthanolamine et la diéthanolamine (TEA, DEA), susceptibles de réagir avec les nitrites de l’eau pour donner des nitrosamines, des composés cancérigènes.
Dans les mousses à raser bio, rien de tout cela: les tensioactifs sont des bases lavantes douces dérivées de substances végétales, notamment du coprah (cocoamidopropyl bétaïne, ou bien cocoglucoside) ou de l’acide stéarique, un acide gras naturel. Ces substances, non irritantes, ont en outre des propriétés émollientes qui, en assouplissant la peau, facilitent le rasage.
Les émollients et adoucissants : paraffine pétrochimique vs glycérines issues d’huiles végétales
Les émollients ont pour rôle de laisser une impression de douceur de la peau après le rasage, en déposant un film sur la peau.
En non bio, les émollients sont la paraffine, les silicones et la glycérine artificielle. Ces substances ont un inconvénient majeur: elles n’ont aucune affinité avec l’épiderme, et forment un voile occlusif sur la peau, en l’empêchant ainsi de respirer.
Dans les mousses et crèmes à raser bio, on utilise généralement des glycérines naturelles, extraites de l’huile de soja ou de maïs, qui n’ont pas cet effet occlusif.
Parfums et conservateurs : pas de paraben ni de parfum de synthèse en bio
Dans les produits de rasage classiques, ce sont des composés de synthèse qui sont employés pour assurer la conservation du produit (notamment les tristement célèbres parabens). En bio, le cahier des charges prévoit des conservateurs naturels de préférence (vitamine E par exemple), ou tout au moins des conservateurs chimiques sans danger pour l’homme et pour l’environnement, comme l’acide déhydroacétique.
Et pour conférer des fragrances agréables aux produits bio, les huiles essentielles sont largement utilisées. Bois de rose, vétiver, cèdre, menthe poivrée ou encore lavande, la peau profite en outre de leurs propriétés spécifiques: régénérantes, cicatrisantes, anti-inflammatoires, apaisantes, bactéricides…
Aloe vera, karité, huile d’argan et extraits de plantes pour hydrater et protéger la peau
Enfin, les produits de rasage bio contiennent des agents hydratants efficaces (et naturels, cela va sans dire), comme l’aloe vera, ou nourrissants, comme les huiles végétales ou les beurres (argan, jojoba, karité). Des extraits de plantes aux vertus apaisantes, adoucissantes ou vitalisantes (mauve, thé blanc, pensée sauvage, algue rouge…) viennent compléter ces formulations alliant naturalité et efficacité. Que demander de plus?
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Un dentifrice bio pour des dents naturellement fortes
29 juillet 2009 par Desfemmes
Dans Beauté, Marques bio
Le dentifrice, on l’utilise plusieurs fois par jour, on en avale toujours un peu, et ses composants peuvent être absorbés par la muqueuse buccale. Or, les dentifrices classiques contiennent de nombreux ingrédients chimiques peu recommandables. Pourquoi ne pas opter pour du dentifrice bio, formulé à partir d’ingrédients d’origine naturelle, et riche en actifs végétaux ?
Petite histoire et rôles du dentifrice
Le dentifrice, que l’on connaît aujourd’hui sous la forme de pâte, plus rarement de poudre, n’est utilisé que depuis le XIXe siècle. Avant l’apparition des premiers dentifrices, on utilisait des mélanges de plantes (menthe), d’alun, de cendres, d’argile ou des bâtonnets de cannelle, voire des racines, pour nettoyer les dents.
Le rôle du dentifrice est d’éviter la plaque dentaire, la formation de caries et les maladies des gencives, ou, plus prosaïquement, la mauvaise haleine.
Avez-vous déjà lu la composition de votre dentifrice ?
La muqueuse buccale est 2 fois plus perméable que la peau: elle absorbe donc 2 fois plus vite les molécules chimiques. D’où l’importance de prêter une attention particulière à la composition de son dentifrice… D’autant qu’on a beau se rincer la bouche après le brossage, on avale toujours un peu de cette fameuse pâte blanche et mentholée (c’est d’autant plus vrai pour les enfants). Jetez un coup d’œil sur la composition du vôtre (chose très édifiante que l’on ne fait jamais), vous y apprendrez qu’il peut contenir:
- du sodium lauryl sulfate (tensio-actif irritant),
- de la glycérine (d’origine chimique),
- des PEG (très polluants lors de leur fabrication),
- des agents antibactériens forts (chlorhexidine) et parfois potentiellement cancérigènes (triclosan),
- des colorants (dont le dioxyde de titane, pas forcément très bon pour la santé lorsqu’il est ingéré!),
- et parfois même des parabens, comme agents conservateurs.
Dentifrices labellisés bio : 95% d’ingrédients naturels
Le bio, on en met dans son assiette, dans le biberon de Bébé, sur son visage et sur son corps… Pourquoi les dents et la bouche n’auraient-elles pas droit à leur dentifrice bio et naturel? Les dentifrices bio porteurs du label Cosmebio ou BDIH contiennent au moins 95% d’ingrédients naturels. Ainsi, ils utilisent majoritairement des tensioactifs doux d’origine végétale (souvent moins moussants, mais aussi moins irritants), des poudres minérales sans danger, et des extraits de plantes (huiles essentielles et teintures mères notamment). Ces actifs naturels assurent une bonne efficacité au produit, et un confort d’utilisation qui n’a rien à envier à celui des dentifrices classiques.
Romarin, pamplemousse, anis, citron… la santé des dents passe aussi par les plantes
Du côté des plantes, la menthe est rafraîchissante, la sauge, le romarin, le clou de girofle, les pépins de pamplemousse, le thé vert et l’anis purifient la bouche et inhibent le développement des bactéries, l’aoe vera renforce les gencives. La myrrhe diminue la sensibilité de la muqueuse buccale, le citron réduit les saignements des gencives, l’arnica est anti-inflammatoire et cicatrisant, et le ratanhia est astringent et raffermissant pour le tissu gingival. Quant au xylitol de bouleau, il est édulcorant et a une action anti-caries. La propolis, substance sécrétée par les abeilles, peut aussi se rencontrer dans certains dentifrices, en tant qu’agent antiseptique.
Agents de blanchissement doux et actifs reminéralisants
Pour les actions plus spécifiques, d’autres actifs naturels viennent remplacer les ingrédients suspects des dentifrices classiques: le bicarbonate de sodium blanchit l’émail, quant à l’argile (marque Cattier par exemple), elle est cicatrisante, reminéralisante et purifiante. Enfin, certains dentifrices bio utilisent le sel marin (Weleda) pour raffermir les gencives et réduire l’hypersensibilité dentaire. Le goût salé du dentifrice permet en outre de stimuler la salivation, ce qui facilite le brossage et améliore le nettoyage des dents.
La question du fluor dans les dentifrices
Autre caractéristique des dentifrices bio, ils ne contiennent souvent pas de fluor. En effet, il est désormais reconnu que l’excès de fluor est toxique, or, contrairement aux idées reçues, les sources ne manquent pas (alimentation, sel fluoré, dentifrices et soins bucco-dentaires, chewing-gums, eaux…). Les fabricants bio préfèrent donc souvent ne pas en ajouter à leurs dentifrices.
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