L’huile d’onagre, l’alliée des femmes
28 janvier 2010 par Desfemmes
Dans Santé Vitalité
L’huile d’onagre, riche en acide gras gamma-linolénique, permet de lutter contre différents troubles de santé : eczéma, arthrite rhumatoïde, problèmes cardio-vasculaires, ou encore inconfort féminin lié à la ménopause ou au syndrome prémenstruel. L’huile d’onagre est ainsi une précieuse alliée des femmes.
L’onagre, ou primevère du soir
L’onagre, ou primevère du soir (Oenothera biennis), est une petite fleur sauvage, jaune, que l’on rencontre sur les rives des cours d’eau, autour des étangs, ou encore au bord des routes du Sud de la France. Ses graines peuvent être pressées (à froid, pour en préserver toutes les qualités) pour en extraire une huile.
Onagre et acide gras gamma-linolénique (AGL)
L’huile d’onagre est l’une des huiles végétales les plus riches en un acide gras insaturé rare et précieux : l’acide gamma-linolénique (ou AGL), de la famille des oméga 6. Cet acide gras est assez peu répandu dans le monde végétal : seules quelques graines en contiennent en quantités notables, comme le chanvre, la bourrache et l’onagre. En principe, cet acide gras est synthétisé par l’organisme à partir de l’acide linoléique, qui est le chef de file de la famille des oméga 6, et que l’on trouve en abondance dans l’alimentation.
De nombreux facteurs interfèrent néanmoins avec cette synthèse, et, trop souvent, la bloquent : alcool, diabète, mauvaises habitudes alimentaires (excès d’acides gras trans), carences en vitamines et en oligo-éléments (notamment en zinc), âge… De nombreuses personnes souffrent ainsi d’un déficit en acide gamma-linolénique. L’huile d’onagre, qui contient un peu plus de 9% d’AGL (le reste de ses acides gras étant essentiellement représenté par l’acide linoléique), fournit à l’organisme cet acide gras indispensable, et supplée ainsi à une déficience de la chaîne métabolique.
L’AGL, un acide gras essentiel à la santé
L’AGL agit directement sur certaines fonctions de l’organisme, notamment sur l’entretien et la synthèse de l’épiderme, et sur le confort féminin.
Il est également transformé par des enzymes en différents dérivés, comme l’acide dihomo-gamma-linolénique, à son tour métabolisé en prostaglandines de type E1, qui assure différents rôles :
- anti-inflammatoire ;
- anti-thrombotique ;
- anti-agrégant plaquettaire ;
- vasodilatateur ;
- réduction des oestrogènes…
Intérêts de l’huile d’onagre
Ainsi, renforcer ses apports en AGL grâce à la consommation régulière d’huile d’onagre aide à agir sur plusieurs problèmes de santé :
- troubles cardiovasculaires,
- hypertension artérielle,
- troubles inflammatoires (arthrite rhumatoïde, eczéma),
- mauvaise irrigation sanguine de la peau (micro circulation),
- syndrome prémenstruel,
- inconfort féminin lié à la ménopause,
- manque de souplesse de l’épiderme, cicatrisation difficile, vieillissement cutané précoce…
Le traitement des petits déséquilibres hormonaux chez la femme (notamment le rapport oestrogènes / progestérone) et l’amélioration du confort féminin sont les deux applications les plus connues (et les plus répandues) pour l’huile d’onagre. Elle permettrait ainsi d’harmoniser les cycles chez les femmes en âge de procréer, d’apaiser les troubles précédant les règles (douleurs abdominales, seins tendus, sautes d’humeur, migraines…) et d’améliorer le confort après la ménopause.
L’huile d’onagre en pratique
L’huile d’onagre se présente généralement sous forme de capsules. C’est notamment le cas si elle est destinée à l’usage interne. Pour l’usage externe (soins de la peau), on la trouve aussi en petits flacons. Rien ne vous empêche cependant d’utiliser des capsules pour une utilisation cosmétique : il vous suffit de percer la capsule à l’aide d’une aiguille pour en extraire l’huile.
Pour le traitement du syndrome prémenstruel, la posologie est généralement de 2 ou 3 capsules par jour, durant la seconde partie du cycle, à prendre au cours d’un repas.
Pour les troubles liés à la ménopause, il est conseillé de prendre 2 ou 3 capsules par jour, 3 semaines par mois (suivre les conseils du fabricant).
Enfin, pour l’amélioration du fonctionnement cardio-vasculaire et les troubles inflammatoires (eczéma et arthrite rhumatoïde), une consommation régulière, durant plusieurs mois, est nécessaire pour observer des résultats.
Effets secondaires et contre-indications
La consommation d’huile d’onagre peut provoquer de légères nausées, des maux d’estomac, des diarrhées et des maux de tête, notamment si vous l’absorbez à jeun. C’est pour cette raison qu’elle doit être prise au cours d’un repas, ce qui diminue nettement, voire supprime ces effets gênants.
En ce qui concerne d’éventuelles interactions avec d’autres compléments alimentaires, aucune n’est connue à ce jour. En revanche, au niveau des médicaments, l’AGL peut provoquer des crises d’épilepsie chez les personnes traitées par la phénothiazine (médicament utilisé chez les schizophrènes). Par ailleurs, la prise régulière de corticostéroïdes peut inhiber l’effet bénéfique des AGL sur l’eczéma.
Enfin, les effets de l’huile d’onagre chez la femme enceinte n’ayant pas ou peu été étudiés, mieux vaut éviter d’en consommer lors de la grossesse.
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Le stévia : un édulcorant naturel aux multiples vertus
25 janvier 2010 par Desfemmes
Dans Santé Vitalité
Le stévia est une plante dont les feuilles, au goût sucré, sont utilisées pour remplacer le sucre et l’aspartame. Il est utilisé comme édulcorant naturel et vient juste d’être autorisé en France. On le trouve au rayon des compléments alimentaires, dans certains magasins de produits naturels. On peut aussi le cultiver, en pot.
Origine et histoire du stévia
Stevia rebaudiana est une plante tropicale native d’Amérique du Sud, appartenant à la famille des Astéracées. Ses feuilles en forme de fer de lance sont recouvertes d’un léger duvet, et elles sont naturellement sucrées : elles renferment des glucosides (notamment le stévioside, le rébaudioside A, le rébaudioside C et le dulcoside) dont le pouvoir sucrant est jusqu’à 300 fois supérieur à celui du sucre de canne. Les Indiens d’Amazonie utilisent le stévia depuis des siècles comme agent sucrant. Ils lui attribuent aussi des propriétés stimulantes et tonifiantes pour le système nerveux, et s’en servent pour lutter contre la fatigue, en mâchant longuement ses feuilles.
Le stévia est très utilisé au Japon, où les deux tiers des édulcorants consommés sont des dérivés du stévia. Il est également produit et consommé dans d’autres pays d’Asie, comme la Malaisie, la Chine, la Corée du Sud ou encore la Thaïlande. Sur son continent d’origine, l’Amérique du Sud, le stévia est cultivé au Paraguay, en Uruguay et au Brésil. Les Etats-Unis en ont autorisé la consommation en 1995, comme additif alimentaire. Israël et la Suisse ont également reconnu l’usage du stévia comme édulcorant naturel.
Dans tous ces pays, le stévia entre dans la composition de nombreux produits agro-alimentaires, en remplacement du saccharose ou de l’aspartam : yaourts allégés, desserts, glaces, sodas dits « light », chewing-gums sans sucre, et même pâtisseries. On l’utilise aussi pour « sucrer » le thé, le café…
Un pouvoir sucrant bien supérieur à celui du sucre
Un quart d’une cuillère à café de stévia équivaut à 2 cuillères à café de sucre, ce qui signifie que 4g de stévia correspondent à 100g de sucre ! L’apport calorique du stévia étant très faible, cette plante présente les mêmes atouts que les édulcorants de synthèse (aspartam, cyclamate, saccharine, acésulfame…), sans en avoir les inconvénients. En effet, la plupart de ces édulcorants synthétisés chimiquement sont suspectés d’être cancérigènes et de perturber le système endocrinien (pancréas en particulier). Autre avantage, le stévia supporte une cuisson jusqu’à 200°C.
De multiples vertus supposées
Puisque le stévia ne renferme que très peu de calories, il est tout indiqué lorsque l’on surveille son poids. Il ne provoque pas de caries.
Certains prêtent également au stévia des propriétés hypotensives (utiles en cas d’hypertension artérielle), régulatrices de la glycémie (intéressantes en cas de diabète) ou encore diurétiques et coupe-faim (dans le cadre d’une recherche de perte de poids). Néanmoins, ces dernières propriétés n’ont à ce jour été prouvées par aucune étude scientifique.
Poudre, sucrettes, extrait liquide
Le stévia se trouve, dans certains pays du moins, sous différentes formes :
- poudre verte, obtenue à partir de feuilles séchées et broyées ;
- poudre blanche : les composés responsables du pouvoir sucrant (les glucosides de stéviol) ont été extraits et purifiés, ce qui confère au produit un pouvoir sucrant très élevé ;
- comprimés : leur utilisation est la même que celle des sucrettes ;
- extrait liquide.
En France, on trouve désormais de la poudre d’un dérivé du stévia, le rebaudioside A, purifié à 97%. Après avoir été longtemps interdite, la consommation de stevia a été autorisée début septembre 2009. Il est aussi possible de le cultiver soi-même, à titre de plante d’ornement, mais rien ne vous empêche d’utiliser ses feuilles pour votre consommation personnelle !
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Couches lavables ou couches jetables pour votre bébé ?
23 janvier 2010 par Desfemmes
Dans Bébé & enfant
On parle de plus en plus des couches lavables pour les bébés, et les parents sont nombreux à se poser la question : lavables ou jetables ? Lesquelles sont les plus économiques, les plus pratiques, les plus saines, les plus écolo ? Petit comparatif.
Côté environnement
Le principal argument de la couche lavable, c’est son côté écolo : une couche qui peut être lavée jusqu’à 300 fois en machine, c’est quand même mieux qu’une couche jetable qui finit au fond d’une décharge ou d’un incinérateur, non sans avoir, au passage, consommé des matières premières (pétrole pour les parties plastique, bois et eau pour la cellulose), des polluants (chlore pour le blanchiment), et utilisé beaucoup d’énergie (fabrication, transport).
D’autant que le traitement de ces couches jetables a un coût exorbitant pour la collectivité : avec environ 550.000 tonnes de couches utilisées par les bébés français en un an, à raison de 135€ par tonne traitée (incinérée, enfouie…), on arrive à 174 millions d’euros chaque année.
Pour les couches lavables, il faut bien sûr tenir compte de l’impact environnemental des textiles utilisés, la culture conventionnelle du coton étant un désastre écologique. Mais en choisissant du coton bio, ou du chanvre, on allège un peu la facture pour la planète. Et pour l’entretien des couches, un lavage en cycle court à 40°C plutôt qu’un cycle long à 60°C ou 95°C, ainsi qu’un séchage à l’air, et non en sèche-linge, sont bien sûr préférables.
Côté budget
Il est vrai que le prix d’achat des couches lavables, à l’unité, peut sembler rédhibitoire. Et comme il faut prévoir un jeu de 15 à 20 couches pour « tenir » entre deux lessives, on arrive vite à une somme élevée, à dépenser en une fois. Si on ajoute au prix des couches le coût des bidons de lessive, de l’eau et de l’électricité utilisées pour les lavages, on arrive à un coût global de 500 à 700€, en moyenne, selon le modèle de couches choisi (taille unique, ou plusieurs tailles différentes).
Cependant, si on compare avec le budget couches jetables, on relativise : en moyenne, chaque enfant utilise 4400 couches, de la naissance jusqu’à la propreté, soit environ 2 ans et demi. A 30 centimes d’euro la couche, on arrive à un total de 1300€… Impressionnant ! Cette somme étant répartie sur 2 ans et demi, elle est nettement plus indolore, mais il faut voir l’achat des couches lavables comme un investissement à moyen terme. Et si, en plus, on réutilise le lot de couches pour un deuxième enfant, cet investissement de départ est définitivement amorti !
Côté praticité
S’il y a bien un avantage qu’on ne peut nier pour les couches jetables, c’est leur côté pratique. On déscratche, on plie, on jette. Il ne reste plus qu’à descendre la poubelle…
Avec les couches lavables, on se complique un peu plus la vie. Mais pas tellement plus. Les feuillets biodégradables (et jetables, ceux-là, pour le coup), à insérer entre la couche et la peau de bébé, sont bien pratiques pour récupérer les selles. On jette le tout dans la cuvette des toilettes, et la couche, elle, prend la direction de la machine à laver. Avec, éventuellement, un petit trempage dans un seau d’eau additionnée de quelques gouttes d’huile essentielle de tee trea ou de lavande, si la lessive n’est pas prévue pour le jour même.
Et bien sûr, il est tout à fait possible, voire recommandé, de laver les couches avec le reste du linge de la famille ! Ajoutez un peu de poudre désinfectante (écologique, forcément) à votre lessive habituelle, si vous tenez absolument à aseptiser tout ça. A noter que le nombre de lessives hebdomadaire ne s’en trouve guère augmenté : en moyenne, les parents équipés en lavables font 3 lessives par semaine (avec un tambour plein).
Et la santé de bébé ?
Les jetables sont étanches… trop ! Fermées de façon quasiment hermétique, elles induisent une augmentation de la température dans la couche, ce qui est suspecté (sans que ce soit prouvé) de nuire à la future fertilité des petits garçons. D’autre part, le polyacrylate de sodium, ce super-absorbant qui permet à la peau de rester au sec, est soupçonné de provoquer des allergies. Elles sont en outre blanchies (souvent au chlore) et parfois même parfumées… avec des parfums de synthèse. Beaucoup de chimie, donc, dans laquelle bébé va vivre durant 2 ou 3 ans !
Les couches lavables, elles, ne renferment aucun produit chimique. Leur pouvoir absorbant (qui augmente d’ailleurs au fil des lavages) est uniquement dû à leur doublure en fibre textile naturelle. Sur certains modèles (ceux où la doublure est glissée dans une poche), on peut même ajouter une seconde doublure pour une plus grande capacité absorbante.
Avec les lavables, il faut seulement changer bébé plus souvent qu’en jetables car la couche est plus humide au contact de la peau, ce qui peut causer de petites rougeurs. Cependant, il existe des voiles en polaire, à positionner entre la couche et la peau, qui gardent bébé bien au sec.
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Le Rhassoul, pour une peau satinée et des cheveux soyeux
Le rhassoul, ou ghassoul, est une argile naturelle, utilisée depuis des siècles par les femmes au Maroc. Astringent, purifiant, hypoallergénique et non agressif, il s’utilise en masque pour le visage et les cheveux, ou en gommage pour le corps, au hammam. L’idéal est de préparer sa propre pâte, à partir de plaquettes sèches de rhassoul.
Une argile rare qui nous vient du Maroc
Le rhassoul (ou rassoul), qui s’écrit ghassoul en arabe, est une argile naturelle rare. On ne connaît qu’un seul gisement de rhassoul dans le monde, au Maroc, sur les bords du Moyen Atlas, et plus précisément dans la vallée de la Moulouya, à 200km de Fès.
Une fois extraite des profondeurs du sol (contrairement aux autres mines d’argile, ce gisement de rhassoul n’est pas exploité à ciel ouvert), l’argile est lavée à l’eau, étalée sur de grandes plaques et séchée (au soleil en été, dans un four en hiver). On obtient des plaquettes de rhassoul, qui peuvent éventuellement être réduites en poudre, ou commercialisées à l’état brut.
Un soin de beauté 100% naturel utilisé depuis des siècles
Le rhassoul est utilisé depuis le XIIe siècle dans tout le Moyen-Orient et en Afrique du Nord, comme produit lavant ( »rassala » signifie « laver » en arabe), et comme soin de beauté. Les femmes l’utilisent beaucoup au hammam, tout comme le gant de crin ou le savon noir. Au Maroc, il est traditionnellement offert aux jeunes mariées.
Propriétés du rhassoul
Le rhassoul a la propriété d’absorber les impuretés et l’excès de sébum. En un mot, il nettoie en profondeur, sans pour autant être décapant : contrairement aux savons et autres détergents (shampooings et gels douche classiques), il ne supprime pas complètement le film hydrolipidique de l’épiderme. La peau n’est pas sèche après l’application : elle ne tiraille pas. Le rhassoul convient ainsi parfaitement aux peaux sèches ou sensibles.
Les glandes sébacées, qui produisent le sébum, ne sont pas irritées, ce qui évite les productions excessives de sébum souvent observées en réaction aux soins trop agressifs. Enfin, il est astringent, c’est-à-dire qu’il resserre les pores de l’épiderme. Parfait pour les peaux à tendance grasse !
Côté cheveux, il n’abîme pas la gaine protectrice naturelle de la fibre capillaire. Il peut être utilisé sur tous les types de cheveux, y compris les cheveux secs ou cassants.
Préparation de la pâte de rhassoul
Le rhassoul est de couleur brun clair, presque beige, et on le trouve sous forme de poudre, de morceaux ou encore de pâte prête à l’emploi. Le mieux est de l’acheter sous forme sèche, et de faire votre préparation avant chaque utilisation : c’est à la fois plus hygiénique et plus économique, et on peut ainsi donner à la pâte la texture désirée : plutôt liquide, ou plus onctueuse.
La dissolution du rhassoul dans l’eau est quasiment immédiate : il suffit d’ajouter 1,5 volume d’eau tiède à 1 volume de rhassoul sec, et de mélanger pour obtenir une pâte douce et lisse. Ajustez les proportions en fonction de la consistance souhaitée.
Pour une pâte délicieusement parfumée, vous pouvez remplacer partiellement ou totalement l’eau par une eau florale de rose ou de fleur d’oranger. Enfin, pour les peaux et les cheveux très secs, il est possible d’incorporer un peu d’huile végétale à la préparation (huile d’argan si on veut rester dans la tradition marocaine, ou bien huile d’amande douce, de jojoba ou, plus économique, huile d’olive).
Mode d’emploi
On utilise le rhassoul de plusieurs manières :
- En masque purifiant pour le visage : appliquer en couche régulière en évitant le contour des yeux, laisser sécher (c’est en séchant que l’argile agit, une fois sèche, elle devient inefficace), puis rincer à l’eau tiède. Le teint est plus lumineux, la peau respire.
- En soin gommant pour le corps : sous la douche, appliquer sur l’ensemble du corps, masser en effectuant des mouvements circulaires, puis rincer. Résultat : une peau douce et satinée, débarrassée de ses cellules mortes et de ses impuretés.
- En masque de beauté pour les cheveux : appliquer la pâte sur la chevelure mouillée, laisser agir 15 à 20 minutes, puis rincer très soigneusement. Les cheveux sont soyeux et retrouvent leur gonflant.
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Le prix du bio
21 janvier 2010 par Desfemmes
Dans Actualité, Santé Vitalité
Les produits bio ont la réputation d’être chers. Et c’est vrai que leurs prix sont plus élevés que ceux de leurs homologues conventionnels. Comment s’expliquent ces différences de prix ? Et, finalement, consommer bio, est-ce que cela provoque vraiment une augmentation du budget courses ?
Une pénurie de produits
Si les produits bio sont chers, c’est d’abord parce qu’ils sont encore trop rares. En France, la demande est supérieure à l’offre, ce qui implique d’une part un recours massif à l’import (50% des produits), et d’autre part, des prix élevés.
Si les volumes produits en France augmentaient, les prix baisseraient sans doute. Espérons donc que les objectifs ambitieux fixés par le Grenelle de l’Environnement seront atteints : de 2% de la surface agricole utile (SAU) en 2008, arriver à 6% en 2010, 15% en 2013 et 20% en 2020.
Des coûts plus élevés en bio
Les produits bio coûtent en moyenne 10 à 30% plus cher que leurs équivalents non bio. Plusieurs raisons à ces différences de prix :
- L’agriculture bio n’utilise ni engrais chimiques, ni pesticides de synthèse. Les fruits, les légumes et les céréales poussent donc moins vite, les rendements sont moins élevés, et les coûts de main d’œuvre sont plus importants (désherbage manuel, surveillance des cultures pour repérer les attaques parasitaires…). La croissance des animaux est également plus lente, ce qui explique que la viande et le poisson soient plus chers au kg.
- Au-delà du stade de la production, la transformation des produits et le conditionnement coûtent également plus cher qu’en conventionnel, car les volumes sont plus faibles (pas d’économies d’échelle) et les ingrédients sont plus coûteux. Les additifs suspects et ingrédients d’origine chimique étant interdits, il faut des alternatives naturelles, dont le prix est plus élevé. C’est notamment vrai en cosmétique : par exemple, les huiles végétales biologiques coûtent plus cher que la paraffine, qui est un dérivé pétrochimique dont le coût de revient est très faible.
- Le transport et la distribution sont également plus onéreux, toujours en lien avec ces volumes plus faibles. La dispersion des acteurs, les circuits de commercialisation plus longs, les rotations de stocks plus faibles, la petite taille des points de vente : autant de facteurs qui viennent gonfler la note. Difficile d’être aussi performant, et donc aussi compétitif, que les grands distributeurs, dont les circuits sont optimisés et les coûts calculés au dixième de centime d’euro !
- Enfin, tout au long de la chaîne de production, les différents intervenants doivent être certifiés par un organisme indépendant. Agriculteur, transformateur, conditionneur subissent des audits de certification et des contrôles annuels, ce qui représente un coût supplémentaire.
Produits non bio : on les paie 2 fois !
Autre élément que l’on oublie souvent : on paie deux fois les produits issus de l’agriculture conventionnelle ! Une fois lors du passage en caisse, et une seconde fois, indirectement, par les impôts. Car les produits agricoles non bio sont largement subventionnés (10 milliards d’euros sont versés chaque année aux agriculteurs français) : le prix du marché en conventionnel est déconnecté du prix réel.
D’autre part, le coût des dépollutions liées à l’agriculture conventionnelle, ainsi que les dépenses de santé imputables à une alimentation de mauvaise qualité, sont, eux aussi, supportés par le contribuable.
Manger bio, ça ne coûte pas plus cher
Alors c’est vrai, les produits bio sont plus chers. Mais manger bio n’entraîne pas forcément une augmentation du budget alimentaire. Au contraire, une étude allemande a montré qu’une famille qui consomme bio réduit de 8% ses dépenses alimentaires. Car quand on mange bio, en général, on consomme moins de viande et on favorise les protéines végétales, moins onéreuses. Dans les magasins bio, on est confronté à moins de sources de tentation : on achète ainsi moins de plats cuisinés tout prêts, de snacks, de sucreries, de biscuits et autres produits superflus qui pèsent généralement lourd lors du passage en caisse. Et en matière de cosmétique, la qualité des ingrédients et leur affinité avec la peau rendent les soins bio plus efficaces : leur rapport qualité-prix n’a rien à voir avec les cosmétiques classiques.
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