Des infusions pour se réchauffer… et se faire du bien!
7 novembre 2009 par Desfemmes
Dans Santé Vitalité
Les infusions, ce n’est pas un truc de mémé, au contraire, c’est tout à fait dans l’air du temps. A fortiori en hiver, quand il fait froid et humide, et que l’on n’a guère envie d’une boisson fraîche. Réchauffantes, mais aussi stimulantes, digestives ou anti-infectieuses, les tisanes sont vos alliées de l’hiver, tout au long de la journée.
Les infusions : des vertus multiples
Réchauffantes, peu ou pas sucrées (c’est mieux), elles permettent d’hydrater l’organisme tout en se faisant plaisir, car la palette de saveurs est vaste. Elles sont aussi, pour certaines, stimulantes, sans présenter les inconvénients du thé ou du café. Enfin, elles peuvent avoir des propriétés digestives ou encore antiseptiques, idéales pour lutter contre bronchites, angines, grippes, toux et rhumes !
Ce qu’il y a de bien avec les tisanes, c’est qu’on peut en boire tout au long de la journée : elles sont à consommer sans modération. Pour varier les plaisirs et profiter de toutes leurs vertus, choisissez-les en fonction du moment de la journée : petit déjeuner, matinée, après les repas, au moment du goûter, en soirée…
Des infusions stimulantes pour bien démarrer la journée
Le matin, on a généralement besoin d’un petit coup de pouce pour se réveiller en douceur et se préparer à une journée bien remplie. Les infusions ont, même si on y pense rarement, tout à fait leur place sur une table de petit-déjeuner. Parmi celles qui sont adaptées au matin, citons :
- Le thym : stimulant, antiseptique respiratoire et digestif, diurétique et conseillé en cas de rhumatismes et d’arthrite ;
- Le ginseng : régulateur du système nerveux central, capable aussi d’augmenter le taux sanguin d’hématies, de réduire le cholestérol et de détoxifier le foie ;
- Le romarin : digestif et stimulant, anti-infectieux pour les voies respiratoires, diurétique et régulateur du fonctionnement du foie et de la vésicule biliaire ;
- La sarriette : digestive et tonique ;
- La menthe : stimulante du système nerveux central, elle est aussi digestive, antiseptique intestinale et utilisée pour réduire l’aérophagie et les maux d’estomac.
Après les repas, pour faciliter la digestion
À midi ou le soir, n’hésitez pas à terminer votre repas avec une tisane digestive. Certaines infusions stimulent la digestion en activant les sécrétions de sucs gastriques et de sels biliaires, ainsi qu’en régulant le travail des intestins :
- La verveine odorante : elle présente aussi d’agréables qualités gustatives (contrairement à la verveine officinale, pauvre en goût) ;
- L’anis : elle permet un bon confort digestif et son goût est délicieux ;
- La camomille romaine : excellent digestif après un repas copieux, mais son goût amer peut rebuter ;
- La mauve : en plus de stimuler la digestion, elle est également anti-inflammatoire et anti-irritation pour le système digestif, et elle a des vertus légèrement laxatives.
À siroter l’après-midi
Dans l’après-midi, au moment du « tea time » si cher aux Britanniques, ou du goûter, privilégiez les infusions tonifiantes comme le gingembre (à mélanger à d’autres plantes) ou encore l’angélique, qui sont tous deux d’excellents toniques digestifs.
En soirée : préparer l’organisme à un sommeil réparateur
Pour ceux qui ont du mal à trouver le sommeil, qui connaissent des nuits agitées ou qui subissent un stress important durant la journée, les infusions du soir sont tout indiquées.
- Le tilleul est bien connu pour ses vertus anti-stress, mais c’est aussi un bon fluidifiant sanguin ;
- L’oranger est délicieusement apaisant ;
- La passiflore combat les insomnies et l’anxiété et aide à retrouver un sommeil paisible.
Des infusions, oui, mais bio !
Privilégiez systématiquement les infusions biologiques, portant notamment le label AB. Vous avez ainsi la garantie que les plantes ont été cultivées sans engrais chimique ni pesticide de synthèse, pour un plus grand respect de l’environnement et de votre santé. Vous pouvez opter pour des plantes fraîches ou séchées (en vrac), ou des compositions prêtes à l’emploi, généralement en infusettes.
Une petite sélection :
Infusion Breakfast au Gingembre bio, de Ladrôme, 4,50€ les 20 infusettes
Infusion Digestion à l’Anis bio, de Ladrôme, 4,50€ les 20 infusettes
Infusion Respiration à la Réglisse bio, de Ladrôme, 4,50€ les 20 infusettes
Infusion Détente Enfants saveur Cerise bio, de Ladrôme, 4,50€ les 20 infusettes
Infusion Détente saveur Orange bio, de Ladrôme, 4,50€ les 20 infusettes
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Huiles essentielles : comment les utiliser ?
Lavande, tea tree, menthe poivrée, ravintsara ou romarin : les huiles essentielles font leur entrée dans nos armoires à pharmacie. Ces essences 100% naturelles peuvent soulager de nombreux maux du quotidien, pour peu que l’on sache bien les utiliser.
Une huile essentielle n’est pas un corps gras. Elle est volatile et ne se dissout pas dans l’eau, mais dans l’huile et l’alcool. Les huiles essentielles sont issues de certaines plantes ou arbres, dits aromatiques. Elles sont le plus souvent extraites par distillation à la vapeur. On classe les huiles essentielles selon leur famille biochimique, c’est-à-dire en fonction du type de molécule majoritaire. À chaque famille correspond une classe d’effet thérapeutique (pour en savoir plus sur la nature et l’obtention des huiles essentielles, lire notre article de présentation de l’aromathérapie).
Voie cutanée, pulmonaire ou orale ?
On utilise les huiles essentielles par voie:
- Cutanée : c’est la plus fréquente et la plus simple, les huiles essentielles étant appliquées pures, directement sur la peau, ou diluées dans une huile végétale ;
- Pulmonaire : en inhalations (ajoutez quelques gouttes d’huile essentielle à un bol d’eau chaude, couvrez-vous la tête d’un linge et respirez les vapeurs) ou en diffusion dans l’atmosphère grâce à un diffuseur. La voie pulmonaire est particulièrement adaptée au traitement des infections ORL, ou pour lutter contre le stress ;
- Orale : diluées dans une cuillerée de miel ou d’huile végétale, ou sur un comprimé neutre (mie de pain). Attention, la voie orale est généralement à éviter en automédication, à moins de s’être correctement renseigné grâce à un manuel d’aromathérapie ;
- En bain aromatique : c’est le mode d’utilisation privilégié des huiles essentielles calmantes ou décontractantes. Les essences sont mélangées à un dispersant (huile de bain, base moussante neutre, lait), puis ajoutées à l’eau chaude ;
- En cuisine : certaines huiles essentielles peuvent également être utilisées comme des arômes naturels. Il s’agit surtout des essences d’herbes aromatiques (basilic, thym, estragon, menthe, romarin, marjolaine, fenouil…), d’épices (cannelle, gingembre, girofle…) ou d’agrumes (citron, orange, mandarine, bergamote…). Avant d’ajouter quelques gouttes d’une huile essentielle à vos plats salés ou sucrés, vérifiez qu’elle est comestible !
Utilisations thérapeutiques et cosmétiques
Les propriétés des huiles essentielles sont très nombreuses, qu’elles soient médicinales ou cosmétiques. Elles peuvent agir sur la circulation sanguine et lymphatique (veinotoniques, drainantes, renforcement des capillaires), la qualité de la peau (cicatrisantes, tonifiantes, régulatrices, purifiantes), le système nerveux (calmantes, toniques, équilibrantes) ou digestif (nausées, digestions difficiles, troubles hépato-biliaires).
Elles peuvent être utilisées en guise d’antiseptique sur les plaies et les infections cutanées, respiratoires ou digestives, ou encore avoir une action anti-inflammatoire, anesthésiante, mucolytique, immunomodulante, antivirales, antibactériennes ou même hormonale. Les formules proposées en aromathérapie comportent généralement plusieurs huiles essentielles, pour bénéficier de leur action synergique.
L’aromathérapie permet ainsi de soigner ponctuellement, en curatif, ou peut être employée à titre préventif, pour rééquilibrer un terrain, en naturopathie par exemple. Une grande variété de troubles peuvent être traités efficacement par les huiles essentielles, mais en cas de problème grave ou persistant, consultez votre médecin. Il est impossible de lister ici toutes les indications des différentes huiles essentielles : si l’aromathérapie vous tente, le mieux est de vous procurer un guide pratique.
Des précautions à respecter
Les huiles essentielles sont des produits très concentrés, actifs à des doses infimes et pouvant être toxiques en cas de surdosage. Elles ne s’utilisent donc pas à la légère : respectez bien les doses indiquées dans les guides d’aromathérapie.
- Un certain nombre d’huiles essentielles sont photosensibilisantes (notamment les agrumes), il faut donc éviter de s’exposer au soleil après utilisation.
- Certaines personnes sont allergiques ou sensibles à certaines essences : pour vous prémunir de tout risque de réaction cutanée, avant d’utiliser une huile essentielle nouvelle, effectuez toujours un test de sensibilité avec une goutte diluée dans un peu d’huile végétale, à appliquer dans le pli du coude.
- Enfin, les femmes enceintes ou allaitantes, les jeunes enfants et les bébés ne doivent généralement pas recevoir d’huiles essentielles (un grand nombre d’entre elles sont déconseillées avant 6 ans). Néanmoins, certaines essences, particulièrement douces, sont bien tolérées chez les enfants (bois de rose, tea tree, camomille romaine, estragon, laurier noble, eucalyptus radiata, lavande fine, marjolaine, mandarine…). Pour ne pas vous tromper, consultez, là encore, un bon manuel d’utilisation.
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Douceur et hygiène avec les produits de toilette intime bio
La toilette intime, en particulier chez les femmes, nécessite des soins adaptés. Tous les produits nettoyants ne se valent pas ! Les muqueuses fragiles, la flore naturelle et l’acidité physiologique du milieu vaginal doivent être préservées. Mieux vaut donc opter pour le savon de Marseille sans parfum et sans colorant, ou, mieux, un produit spécialement formulé pour la toilette intime.
Un équilibre fragile à respecter
Les parties intimes du corps nécessitent une hygiène adaptée. Chez la femme, les muqueuses sont sensibles et sont rapidement irritées par l’utilisation de produits trop décapants, agressifs, ou antiseptiques. La flore naturelle du vagin, composée essentiellement de lactobacilles, doit également être respectée. Ces micro-organismes jouent en effet un rôle protecteur à l’égard des germes pathogènes : en occupant le terrain, ils les empêchent de proliférer et d’occasionner des infections vaginales (mycoses, etc.). Enfin, le pH du vagin est acide, il se situe entre 5 et 5,5. Il faut donc privilégier les produits dont le pH est proche du pH physiologique, ou, à la rigueur, neutre (pH 7).
Toilette externe plutôt que douche vaginale
Les douches (ou les injections) vaginales, en supprimant la flore naturelle, favorisent la prolifération des germes pathogènes responsables des infections vaginales. Elles sont donc à éviter. Le vagin sait très bien se nettoyer et se défendre seul contre les micro-organismes indésirables ! Une toilette externe suffit, sans gant de toilette de préférence (qui est une réserve potentielle de microbes). Le mieux étant souvent l’ennemi du bien, il est inutile, voire néfaste, de multiplier les nettoyages. Une toilette quotidienne suffit en général à conserver une bonne hygiène sans mettre en péril l’équilibre naturel.
Gels et mousses pour l’hygiène féminine
Sous la douche ou pendant le bain, vous avez le choix entre un bon vieux savon de Marseille ou un savon à l’huile d’amande douce, sans parfum et sans colorant (pour éviter allergies et irritations), ou, si vous préférez des produits plus doux, un gel ou une mousse de toilette intime, spécialement formulés pour s’adapter aux exigences particulières de cette zone. Dans les gammes de produits bio, les agents lavants utilisés sont d’origine végétale (dérivés de l’huile de coprah ou de palme, ou de céréales comme l’avoine), pour plus de douceur. Ces produits sont généralement sans savon.
Les fabricants (BcomBio, Douce Nature, Coslys, Cattier, Natessance…) ajoutent à ces bases lavantes des extraits végétaux (eaux florales, huiles essentielles douces, extraits de fleurs telles que le calendula…) qui confèrent au produit des propriétés apaisantes, anti-inflammatoires ou purifiantes. Ces ingrédients végétaux parfument également de façon naturelle, sans les risques d’allergie liés aux parfums de synthèse. En outre, les gels et les mousses de toilette intime sont très souvent testés sous contrôle gynécologique.
Lingettes intimes pour une toilette d’appoint, sans rinçage
À certaines périodes, on peut avoir besoin d’une petite toilette complémentaire en cours de journée (règles, grossesse, pertes blanches abondantes, chaleur, humidité, irritation…). Les lingettes intimes répondent à ce type de besoin : pouvoir faire un brin de toilette… dans les toilettes ! En coton bio 100% biodégradable, elles sont très douces et non irritantes, et peuvent le plus souvent se jeter dans la cuvette. Elles sont imprégnées d’eaux florales, d’huiles essentielles et éventuellement de glycérine, et ne nécessitent aucun rinçage.
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Passez aux anti-rides naturels !
Les grands noms de la cosmétique classique rivalisent d’imagination et de technologie pour nous proposer des actifs anti-âge toujours plus innovants, toujours plus pointus, toujours plus… chimiques. Passez plutôt aux soins anti-rides bio, et notamment les huiles végétales et les huiles essentielles, qui nous offrent des solutions naturelles pour prévenir et atténuer les rides.
Les huiles végétales anti-rides : rose musquée, bourrache, figue de Barbarie…
Pour conserver sa souplesse et se régénérer, la peau a besoin d’acides gras essentiels, notamment d’acide gamma-linolénique et d’acide arachidonique, tous deux de la famille des oméga 6. Ces acides gras permettent la synthèse de phospholipides, indispensables à la bonne cohésion des membranes cellulaires. Il existe deux façons de les apporter à l’épiderme : par l’alimentation, bien sûr, mais aussi en usage externe. Parmi les huiles adaptées aux soins de la peau, certaines ont des propriétés anti-âge spécifiques :
- L’huile de rose musquée (Rosa rubiginosa) : régénérante et adoucissante, elle est à mélanger à une autre huile végétale ;
- L’huile de figue de barbarie (Opuntia ficus indica): fruitée et restructurante, elle est extraite des graines contenues dans les fruits d’un cactus. Elle est précieuse car les graines ne renferment que 5% d’huile ;
- L’huile de bourrache (Borago officinalis) et l’huile d’onagre (Oenothera biennis) : elles sont les alliées de la beauté de la peau, et sont connues pour leur action préventive à l’égard des rides. Elles s’achètent généralement en capsules (à percer avec une aiguille pour une application cutanée), car elles sont riches en acide gamma-linolénique très sensible à l’oxydation causée par l’oxygène de l’air ;
- L’huile de jojoba (Simmondsia chinensis) : antivieillissement et assouplissante, c’est un ingrédient phare des produits cosmétiques anti-âge ;
- L’huile d’argan (Argania spinosa) : traditionnellement utilisée par les femmes au Maroc pour préserver la jeunesse de la peau, elle maintient l’élasticité de l’épiderme et le protège du vieillissement prématuré.
Les huiles essentielles pour combattre les signes du temps
Certaines huiles essentielles sont utilisées dans des soins anti-âge, à titre de principes actifs naturels. Il est également possible de préparer des sérums anti-rides à base d’huile végétale additionnée de quelques gouttes d’huiles essentielles : palmarosa (odeur florale délicate), géranium rosat (parfum sucré et entêtant), bois de rose (puissante odeur de rose), ciste ladanifère (arômes chauds et fruités), citron (fragrances fraîches et toniques), petit grain bigaradier (envoûtant), niaouli (parfum puissant), myrte (odeur chaude et marquée), ou encore rose (délicate et florale).
Ce sérum fait maison est à utiliser 2 à 3 fois par semaine, de préférence le soir, à la place de votre soin habituel. Appliquez quelques gouttes sur le visage, le cou et le décolleté, et faites pénétrer par un massage doux.
Précautions d’emploi : certaines de ces huiles essentielles sont photo-sensibilisantes (notamment le petit grain bigaradier), ne pas s’exposer au soleil après l’application. Par ailleurs, pour prévenir les risques d’allergies, effectuez au préalable un test de sensibilité dans le pli du coude.
Les antioxydants naturels
Côté prévention des rides, jouez la carte des antioxydants naturels. Ils ont en effet la capacité de neutraliser les radicaux libres, qui sont responsables du vieillissement précoce. Ces radicaux libres sont produits en réaction à la pollution, au stress, mais aussi à l’alimentation.
Certains aliments sont naturellement riches en anti-oxydants : vitamine E (l’huile de germe de blé en est particulièrement riche), béta-carotène (un précurseur de la vitamine A que l’on trouve, entre autres, dans les carottes fraîches, et dans le macérât huileux de carotte en cosmétique), flavonoïdes (présents dans le thé vert, le cacao, le jus de raisin…) ou encore vitamine C (présente dans de nombreux fruits et légumes, en particulier le kiwi et l’acérola). Ces antioxydants peuvent être utilisés comme principes actifs dans des crèmes de soin ou des masques de beauté, mais il est de loin préférable de les mettre dans son assiette.
L’évitement du tabac et de l’alcool, une alimentation équilibrée et riche en fruits et légumes frais, ainsi qu’une bonne hydratation de l’organisme grâce à la consommation d’eau peu minéralisée ou de tisanes non sucrées sont aussi les clés d’une peau en bonne santé !
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