Mousses et crèmes à raser: les hommes aussi ont leurs gammes bio

30 juillet 2009 par Desfemmes  
Dans Beauté, Marques bio

Mousses et crèmes à raserComme pour tous les produits cosmétiques conventionnels, les mousses à raser non bio se font épingler sur leur composition: paraffine, paraben, sodium laureth sulfate, triéthanolamine… Irritants, allergisants, potentiellement cancérigènes, mais aussi polluants, ces ingrédients douteux sont exclus des formulations des produits de rasage bio. En bio, place au naturel et aux ingrédients végétaux qui, en plus de faciliter le rasage, nourrissent et hydratent la peau!

La cosmétique bio a mis du temps à s’intéresser aux hommes, mais cette fois, ça y est, les marques sont nombreuses à proposer des produits de rasage bio adaptés aux peaux masculines, efficaces, agréables d’utilisation, et au look moderne. Weleda, Logona, Sante, Lavera, Florame, BcomBio ou Zvonko, ces messieurs n’ont que l’embarras du choix en matière de mousses et crèmes à raser bio.

Les tensioactifs : 100% chimiques en non bio, dérivés de la noix de coco en bio

Pour que le produit mousse (qu’il s’agisse d’une mousse à raser ou d’une crème de rasage), c’est-à-dire pour qu’une émulsion se forme entre le corps gras et l’eau, il faut des tensioactifs pour permettre la liaison entre ces deux corps non miscibles en temps normal. Ces tensioactifs ont également deux rôles: nettoyer la peau, et ramollir le poil en favorisant la pénétration de l’eau (le sébum forme en quelque sorte un film imperméabilisant qui empêche l’eau de pénétrer dans le poil, or, les tensioactifs éliminent le sébum, l’eau peut ainsi pénétrer à l’intérieur du poil).

Dans les mousses non bio, ces tensioactifs sont souvent le sodium lauryl sulfate (irritant lorsqu’il est concentré), et son dérivé éthoxylé, le sodium laureth sulfate (nocif avéré pour l’environnement, et potentiellement allergisant et cancérigène pour l’utilisateur). On leur adjoint fréquemment des agents tampon, comme la triéthanolamine et la diéthanolamine (TEA, DEA), susceptibles de réagir avec les nitrites de l’eau pour donner des nitrosamines, des composés cancérigènes.

Dans les mousses à raser bio, rien de tout cela: les tensioactifs sont des bases lavantes douces dérivées de substances végétales, notamment du coprah (cocoamidopropyl bétaïne, ou bien cocoglucoside) ou de l’acide stéarique, un acide gras naturel. Ces substances, non irritantes, ont en outre des propriétés émollientes qui, en assouplissant la peau, facilitent le rasage.

Les émollients et adoucissants : paraffine pétrochimique vs glycérines issues d’huiles végétales

Les émollients ont pour rôle de laisser une impression de douceur de la peau après le rasage, en déposant un film sur la peau.

En non bio, les émollients sont la paraffine, les silicones et la glycérine artificielle. Ces substances ont un inconvénient majeur: elles n’ont aucune affinité avec l’épiderme, et forment un voile occlusif sur la peau, en l’empêchant ainsi de respirer.

Dans les mousses et crèmes à raser bio, on utilise généralement des glycérines naturelles, extraites de l’huile de soja ou de maïs, qui n’ont pas cet effet occlusif.

Parfums et conservateurs : pas de paraben ni de parfum de synthèse en bio

Dans les produits de rasage classiques, ce sont des composés de synthèse qui sont employés pour assurer la conservation du produit (notamment les tristement célèbres parabens). En bio, le cahier des charges prévoit des conservateurs naturels de préférence (vitamine E par exemple), ou tout au moins des conservateurs chimiques sans danger pour l’homme et pour l’environnement, comme l’acide déhydroacétique.

Et pour conférer des fragrances agréables aux produits bio, les huiles essentielles sont largement utilisées. Bois de rose, vétiver, cèdre, menthe poivrée ou encore lavande, la peau profite en outre de leurs propriétés spécifiques: régénérantes, cicatrisantes, anti-inflammatoires, apaisantes, bactéricides…

Aloe vera, karité, huile d’argan et extraits de plantes pour hydrater et protéger la peau

Enfin, les produits de rasage bio contiennent des agents hydratants efficaces (et naturels, cela va sans dire), comme l’aloe vera, ou nourrissants, comme les huiles végétales ou les beurres (argan, jojoba, karité). Des extraits de plantes aux vertus apaisantes, adoucissantes ou vitalisantes (mauve, thé blanc, pensée sauvage, algue rouge…) viennent compléter ces formulations alliant naturalité et efficacité. Que demander de plus?

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Un dentifrice bio pour des dents naturellement fortes

29 juillet 2009 par Desfemmes  
Dans Beauté, Marques bio

dentifrice bioLe dentifrice, on l’utilise plusieurs fois par jour, on en avale toujours un peu, et ses composants peuvent être absorbés par la muqueuse buccale. Or, les dentifrices classiques contiennent de nombreux ingrédients chimiques peu recommandables. Pourquoi ne pas opter pour du dentifrice bio, formulé à partir d’ingrédients d’origine naturelle, et riche en actifs végétaux ?

Petite histoire et rôles du dentifrice

Le dentifrice, que l’on connaît aujourd’hui sous la forme de pâte, plus rarement de poudre, n’est utilisé que depuis le XIXe siècle. Avant l’apparition des premiers dentifrices, on utilisait des mélanges de plantes (menthe), d’alun, de cendres, d’argile ou des bâtonnets de cannelle, voire des racines, pour nettoyer les dents.

Le rôle du dentifrice est d’éviter la plaque dentaire, la formation de caries et les maladies des gencives, ou, plus prosaïquement, la mauvaise haleine.

Avez-vous déjà lu la composition de votre dentifrice ?

La muqueuse buccale est 2 fois plus perméable que la peau: elle absorbe donc 2 fois plus vite les molécules chimiques. D’où l’importance de prêter une attention particulière à la composition de son dentifrice… D’autant qu’on a beau se rincer la bouche après le brossage, on avale toujours un peu de cette fameuse pâte blanche et mentholée (c’est d’autant plus vrai pour les enfants). Jetez un coup d’œil sur la composition du vôtre (chose très édifiante que l’on ne fait jamais), vous y apprendrez qu’il peut contenir:

- du sodium lauryl sulfate (tensio-actif irritant),

- de la glycérine (d’origine chimique),

- des PEG (très polluants lors de leur fabrication),

- des agents antibactériens forts (chlorhexidine) et parfois potentiellement cancérigènes (triclosan),

- des colorants (dont le dioxyde de titane, pas forcément très bon pour la santé lorsqu’il est ingéré!),

- et parfois même des parabens, comme agents conservateurs.

Dentifrices labellisés bio : 95% d’ingrédients naturels

Le bio, on en met dans son assiette, dans le biberon de Bébé, sur son visage et sur son corps… Pourquoi les dents et la bouche n’auraient-elles pas droit à leur dentifrice bio et naturel? Les dentifrices bio porteurs du label Cosmebio ou BDIH contiennent au moins 95% d’ingrédients naturels. Ainsi, ils utilisent majoritairement des tensioactifs doux d’origine végétale (souvent moins moussants, mais aussi moins irritants), des poudres minérales sans danger, et des extraits de plantes (huiles essentielles et teintures mères notamment). Ces actifs naturels assurent une bonne efficacité au produit, et un confort d’utilisation qui n’a rien à envier à celui des dentifrices classiques.

Romarin, pamplemousse, anis, citron… la santé des dents passe aussi par les plantes

Du côté des plantes, la menthe est rafraîchissante, la sauge, le romarin, le clou de girofle, les pépins de pamplemousse, le thé vert et l’anis purifient la bouche et inhibent le développement des bactéries, l’aoe vera renforce les gencives. La myrrhe diminue la sensibilité de la muqueuse buccale, le citron réduit les saignements des gencives, l’arnica est anti-inflammatoire et cicatrisant, et le ratanhia est astringent et raffermissant pour le tissu gingival. Quant au xylitol de bouleau, il est édulcorant et a une action anti-caries. La propolis, substance sécrétée par les abeilles, peut aussi se rencontrer dans certains dentifrices, en tant qu’agent antiseptique.

Agents de blanchissement doux et actifs reminéralisants

Pour les actions plus spécifiques, d’autres actifs naturels viennent remplacer les ingrédients suspects des dentifrices classiques: le bicarbonate de sodium blanchit l’émail, quant à l’argile (marque Cattier par exemple), elle est cicatrisante, reminéralisante et purifiante. Enfin, certains dentifrices bio utilisent le sel marin (Weleda) pour raffermir les gencives et réduire l’hypersensibilité dentaire. Le goût salé du dentifrice permet en outre de stimuler la salivation, ce qui facilite le brossage et améliore le nettoyage des dents.

La question du fluor dans les dentifrices

Autre caractéristique des dentifrices bio, ils ne contiennent souvent pas de fluor. En effet, il est désormais reconnu que l’excès de fluor est toxique, or, contrairement aux idées reçues, les sources ne manquent pas (alimentation, sel fluoré, dentifrices et soins bucco-dentaires, chewing-gums, eaux…). Les fabricants bio préfèrent donc souvent ne pas en ajouter à leurs dentifrices.

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Les colorations végétales et naturelles : éclat et vigueur des cheveux

29 juillet 2009 par Desfemmes  
Dans Beauté, Marques bio

Les colorations végétales et naturellesCheveux abîmés, irritations, allergies, ou tout simplement envie d’authenticité: autant de (bonnes) raisons qui poussent de nombreuses femmes à abandonner les colorations capillaires chimiques, pour se tourner vers les colorations végétales 100% naturelles, douces pour les cheveux et le cuir chevelu, et dont les reflets lumineux réveillent l’éclat des chevelures ternes. Plus qu’une couleur, c’est un véritable soin de beauté que vous offrez à vos cheveux!

Structure et pigmentation naturelle du cheveu

Les cheveux sont constitués de 3 couches concentriques: la moelle au centre, composée de cellules sans noyau empilées, puis le cortex, formé de fibres torsadées de kératine (ce qui donne au cheveu son élasticité et son épaisseur), et enfin en surface, la cuticule, c’est-à-dire des plaques de kératine disposées en écailles imbriquées les unes dans les autres.

La couleur des cheveux est due à un pigment, la mélanine (le même que celui qui est synthétisé par la peau sous l’action des UV). Cette mélanine existe sous deux formes, l’une donnant une pigmentation foncée, et l’autre, claire. Les deux formes coexistent dans le cheveu et selon les proportions de chacune et leur disposition, la couleur obtenue varie: d’un individu à l’autre, la couleur n’est jamais strictement la même, et la palette de nuances possibles, du brun le plus foncé au blond platine, est presque infinie. Avec l’âge, les cheveux perdent leur pigmentation: ils deviennent blancs.

Principe des colorations chimiques

Les colorations chimiques utilisent un produit alcalin (souvent l’ammoniaque, ou un équivalent) qui soulève les écailles de kératine de la cuticule: le produit colorant peut ainsi passer dans le cortex, à l’intérieur du cheveu. Ces colorations chimiques contiennent aussi d’autres composés nocifs qui nuisent à la santé des cheveux, en leur faisant perdre leur brillance et en amincissant la couche de kératine (résorcinol, nonoxinol). Enfin, elles renferment souvent des parabens. Les allergies et les irritations sont également fréquentes avec ces colorations, sans compter que leur odeur n’a rien d’engageant!

Si les colorations chimiques sont trop répétées, ou trop agressives, les écailles se referment mal: les cheveux deviennent fourchus, poreux, la couleur sur les longueurs vire, surtout si on s’expose au soleil, les colorations suivantes prennent mal et donnent parfois des couleurs inattendues. En un mot, les cheveux sont abîmés, et seule une bonne coupe peut rattraper le désastre.

Les colorations végétales : douces et ton sur ton

Les techniques de coloration végétale, inspirées du henné oriental, se sont considérablement améliorées ces dernières années, et les salons de coiffure sont de plus en plus nombreux à utiliser ces procédés naturels et inoffensifs.

Ces colorations sont élaborées à partir d’extraits de plantes tinctoriales, habituellement utilisées pour teindre les tissus. Les pigments végétaux ne pénètrent pas au cœur du cheveu, contrairement aux colorations chimiques: ils restent à l’extérieur de la fibre et ne teintent que la cuticule. C’est pourquoi ces colorations respectent le cheveu et ne l’abîment pas. Au contraire, la teinture végétale gaine le cheveu, le renforce et le protège, en lui apportant brillance, volume, ressort et douceur.

Les teintures végétales agissent en semi-transparence: elles ne modifient pas radicalement la couleur de base du cheveu, mais elles créent des nuances naturelles et lumineuses. Ainsi, elles peuvent assombrir légèrement votre couleur d’origine, mais pas l’éclaircir. D’ailleurs, ça tombe plutôt bien, car la couleur de nos cheveux et celle de notre peau sont complémentaires, et opter pour une couleur très différente de sa coloration naturelle n’est généralement pas flatteur pour le teint!

Les colorations végétales en pratique

Ces teintes ton sur ton s’estompent en 6 à 8 shampoings, en moyenne. Elles ne couvrent pas la totalité des cheveux blancs, surtout si vous êtes brune. Si vous souhaitez une couvrance optimale, il vous faudra procéder en deux étapes (deux colorations successives) ou mieux, vous rendre dans un salon de coiffure, car si les colorations à réaliser soi-même sont performantes et sans risque, mieux vaut éviter les mélanges «maison» pour éviter toute surprise désagréable!

En coloration à domicile, vous pourrez trouver des poudres (à mélanger à de l’eau chaude pour obtenir une pâte à appliquer sur les cheveux) ou des crèmes prêtes à l’emploi, faciles à utiliser.

Eviter les ratages

Quelques conseils pour obtenir un joli résultat, sans ratage:

- Attendez plusieurs mois après une coloration chimique pour appliquer une teinture végétale, et avant de réaliser la coloration, appliquez un masque à l’argile (ou un masque préparateur) pour éliminer tout résidu chimique;

- Pour éviter l’aspect «casque» dû aux colorations successives, appliquez la couleur uniquement sur les racines (barre de repousse), en étirant sur quelques mèches;

- Rincez très soigneusement la coloration (la texture est généralement plus épaisse que celle des colorations classiques);

- Appliquez un masque fixateur de couleur après la coloration (la marque Logona, par exemple, propose ce type de produits dans sa gamme de soins colorants capillaires);

- Faites un test de sensibilité dans le pli du coude avant d’utiliser une coloration pour la première fois.

Les plantes tinctoriales utilisées

- Nuances blondes: camomille allemande, rhubarbe, pissenlit, peau d’oignon;

- Nuances rousses: betterave, canneberge, thé, buis;

- Nuances châtain: calendula, cannelle, gland, café, tabac, châtaignier, campêche;

- Nuances brunes et auburn: henné, chicorée, brou de noix.

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Les noix de lavage: une lessive écologique et naturelle

28 juillet 2009 par Desfemmes  
Dans Produits écolo

Les noix de lavageLes noix de lavage sont une bonne solution pour laver le linge sans lessive chimique polluante, allergisante ou agressive pour les textiles délicats. 100% naturelles, biodégradables, écologiques, hypoallergéniques, les noix indiennes sont également économiques. Il est préférable de les choisir issues du commerce équitable, pour respecter autant les hommes que l’environnement!

Les noix de lavage, fruits de l’arbre à savon : récolte et préparation

Les noix de lavage permettent une lessive totalement naturelle: elles n’ont en effet subi aucune transformation industrielle. La noix de lavage (ou noix indienne) est le fruit d’un arbre feuillu pouvant atteindre 20 mètres de hauteur, Sapindus mukorossis, ou « arbre à savon ». Cet arbre pousse dans la région de l’Himalaya, en Inde. Lorsqu’elles arrivent à maturité, entre novembre et janvier, les noix sont de couleur orangée, et elles sont légèrement collantes au toucher. Une fois récoltées, elles sont mises à sécher, puis cassées afin d’en retirer le noyau. Toutes ces opérations sont réalisées sur place, manuellement, généralement par des femmes. Les coques entourant le noyau sont ensuite ensachées et utilisées pour la lessive, mais aussi pour la vaisselle ou le ménage (les femmes, au Népal et en Inde, utilisent les noix de lavage depuis des siècles).

La saponine, un détergent naturel contenu dans les coques des noix de lavage

Les noix de lavage contiennent un détergent naturel, la saponine (15 à 20%), qui, tout comme les détergents des lessives classiques, a des propriétés antibactériennes et nettoyantes. La saponine peut ainsi dissoudre les taches et les salissures. L’énorme avantage de cette saponine naturelle, c’est qu’elle est entièrement biodégradable, et qu’elle ne pollue pas les eaux (elle est entièrement éliminée lors du traitement des eaux usées dans les stations d’épuration).

Une lessive naturelle qui respecte la planète, le linge… et la peau

Contrairement aux lessives classiques (les lessives écologiques ne présentant pas ces inconvénients), les noix de lavage permettent d’éviter les composants nocifs (pour l’environnement, parfois aussi pour l’homme) tels que les azurants optiques, les tensio-actifs (anioniques, cationiques et amphotères), les agents de blanchiment chimiques, les parfums de synthèse, les adoucissants… Avec les noix de lavage, aucun risque d’allergie ou d’irritation, même pour les peaux les plus sensibles (y compris celle des bébés). Enfin, le linge est gagnant lui aussi: les couleurs sont mieux respectées, les textiles fragiles (laine, soie) sont lavés en douceur.

Mode d’emploi et conseils d’utilisation des noix de lavage

La saponine est libérée au contact de l’eau chaude ou tiède (à partir de 30°C). Plus la température est élevée, plus la libération de la saponine est rapide. De même, des coques brisées en petits morceaux ou fissurées diffusent plus rapidement leur saponine que des demi-coques entières et intactes. L’efficacité sera donc meilleure à chaud, avec des coques morcellées, mais vous ne pourrez pas réutiliser ces coques pour une autre lessive. En revanche, pour du linge peu sale, vous pouvez laver à basse température (40°C par exemple) avec des coques intactes, et réutiliser ces mêmes coques 2 ou 3 fois. D’une manière générale, on peut considérer qu’il faut jeter les coques lorsqu’elles ont perdu leur texture collante, signe que la saponine a été complètement extraite.

Autre facteur faisant varier l’efficacité des noix de lavage, la dureté de l’eau (comme pour toutes les lessives). Plus l’eau est dure, c’est-à-dire calcaire, plus grande est la quantité de noix nécessaire. Il est alors plus économique d’utiliser un anti-calcaire naturel (type carbonate de soude) pour réduire la dureté de l’eau.

A titre indicatif, le dosage est approximativement de 6 à 8 demi-coques intactes, ou 4 à 6 demi-coques brisées, pour un tambour de 5 kg et une eau douce ou adoucie.

Petites astuces et produits naturels complémentaires aux noix de lavage

Les noix de lavage ont trois petits inconvénients: elles ne blanchissent pas le linge blanc (au fil des lavages, un voile terne peut se déposer), elles n’ont aucun parfum, et elles sont peu efficaces à froid, surtout en cycle court (la saponine, plus longue à être libérée dans l’eau froide, n’a pas le temps d’être extraite avant la fin du cycle de lavage). Pour y remédier en restant dans le registre écolo:

- utilisez un agent de blanchiment naturel (percarbonate de sodium) avec le linge blanc ;

- ajoutez quelques gouttes d’huiles essentielles sur la pochette destinée à recevoir les noix, pour parfumer naturellement (et agréablement!) votre linge, tout en accentuant l’effet antibactérien: lavande, orange, citron, ylang ylang, eucalyptus…

- pour les cycles courts, les lavages à froid et les lavages à la main (laine par exemple), préparez une lessive liquide maison à partir d’une décoction de noix de lavage: jetez une grosse poignée de coques brisées dans une casserole d’eau chaude mais non bouillante, couvrez et laissez refroidir en agitant de temps en temps. Filtrez et conservez dans une bouteille ou un flacon.

Préférez les noix de lavage équitable

Afin de ne pas exploiter les hommes et les femmes travaillant à la récolte et à la préparation des noix de lavage, et de ne pas les déposséder des ressources naturelles locales, il est préférable de choisir celles qui sont issues du commerce équitable. Les populations locales tirent ainsi de leur activité un revenu correct.

Ajoutons enfin que l’arbre à savon est très peu exigeant: il se satisfait des sols pauvres, ne nécessite aucun apport d’eau ou d’engrais, et il est très répandu en Inde. Il présente aussi l’avantage de protéger les terres arides de l’érosion, grâce à son système racinaire qui stabilise les sols.

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Les produits d’entretien écologiques: des ingrédients naturels et efficaces

28 juillet 2009 par Desfemmes  
Dans Produits écolo

Les produits d’entretien écologiquesLes produits d’entretien écologiques présentent des avantages pour l’environnement, mais aussi pour l’utilisateur. Moins polluants, moins nocifs, aussi efficaces que leurs homologues classiques, ils sont formulés à partir d’ingrédients aussi naturels que possible: bases lavantes d’origine végétale, huiles essentielles, extraits de plantes… On peut les repérer grâce à plusieurs labels.

Des produits ne libérant pas de composés nocifs dans les habitations

Pour l’utilisateur (et son entourage), les produits ménagers écologiques ne présentent pas de toxicité par contact ou par inhalation. En effet, ils ne libèrent pas de composés organiques volatiles (ou COV: benzène, toluène, éthers de glycol, composés chlorés), ni de formaldéhyde ou d’aminoéthanol. Ainsi, l’air des habitations est plus sain, et la manipulation de ces produits est sans danger, ni pour la peau, ni pour les voies respiratoires.

Des ingrédients naturels et biodégradables pour le respect de la planète

Pour la planète, et notamment pour la qualité des eaux, les produits d’entretien écologiques sont formulés à partir d’ingrédients non polluants, et autant que possible, d’origine végétale.

- les tensio-actifs ioniques utilisés dans les produits conventionnels sont remplacés par des bases lavantes d’origine végétale, biodégradables et douces pour la peau (c’est important pour les liquides vaisselle ou les produits nettoyants pour sols ou salles de bain, par exemple);

- les agents de blanchiment habituels des lessives, c’est-à-dire agents chlorés et perborate, sont évités (ils sont polluants et peu recommandables pour la peau), et on leur préfère les agents oxygénés, inoffensifs pour l’homme comme pour l’environnement;

- les séquestrants (EDTA, phosphates, phosphonates, polycarboxylates), très polluants pour les eaux, sont remplacés par des anti-calcaire naturels, notamment le citrate et le carbonate de sodium;

- quant aux parfums de synthèse (phtalates) et aux colorants chimiques, redoutables eux aussi pour les milieux aquatiques (perturbation des écosystèmes), ils sont interdits dans les produits labellisés « écologiques », et ce sont des extraits végétaux et des huiles essentielles qui jouent le rôle de parfum naturel (et qui confèrent à ces produits des propriétés antiseptiques supplémentaires). Les colorants sont généralement absents (pas de couleurs jaune fluo ou bleu turquoise aussi artificielles que suspectes), et quand il y en a, ils sont entièrement naturels.

Il a ainsi fallu que les industriels trouvent un ingrédient naturel de remplacement pour chaque constituant polluant: après quelques années de tâtonnements, les produits ménagers écologiques ont aujourd’hui une efficacité qui n’a rien à envier à celle des produits classiques.

Procédés de fabrication et emballages adaptés

Autres caractéristiques importantes, les produits écologiques sont formulés à partir de ressources renouvelables, leur procédé de production est respectueux de l’environnement, et les emballages sont optimisés pour le recyclage.

Qui plus est, ils sont souvent concentrés, pour réduire le volume des déchets d’emballages, les volumes transportés, et l’encombrement dans les placards exigus!

Comment reconnaître un produit ménager écolo ?

Ne vous fiez pas aux mentions « vert » ou « sans phosphates » ou « aux huiles essentielles », ni aux packagings au look nature. Les fabricants rivalisent d’imagination pour donner des airs écologiques aux produits les plus chimiques… Accordez plutôt votre confiance aux produits porteurs d’un label: Ecocert et Nature&Progrès sont les plus exigeants (biodégradabilité totale), le label européen et NF Environnement étant moins stricts (mais c’est toujours mieux que pas de label du tout!).

Les produits ménagers écologiques en pratique

On trouve deux types de produits ménagers écologiques:

- les équivalents écolo des produits classiques: tablettes pour lave-vaisselle, produits de rinçage, nettoyants pour vitres, assouplissants et détachants pour le linge, lessives liquides, désodorisants et parfums d’ambiance…

- des produits d’entretien plus originaux, typiquement écolo: noix de lavage, pierre d’argile, savon noir, savon de Marseille liquide…
Ils sont généralement assez polyvalents, ce qui permet de limiter le nombre de flacons achetés… et stockés.

Ecolo ou bio?

On ne peut pas vraiment parler de produit d’entretien bio, car la dénomination « biologique » ne s’applique qu’aux produits d’origine agricole. Or, dans les produits d’entretien, la proportion d’ingrédients certifiables est faible, de l’ordre de quelques %. On est loin des 95% requis pour le label AB en alimentaire!

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La propolis, une substance précieuse aux propriétés étonnantes

La propolisLa propolis est fabriquée par les abeilles à partir de la résine de certains bourgeons. Elles l’utilisent pour protéger la ruche contre les parasites et les maladies, grâce à ses propriétés antibactériennes, antivirales et antifongiques. En thérapeutique naturelle, les usages de la propolis sont nombreux: infections ORL, problèmes cutanés, gingivite, mycoses, plaies… On l’achète en gomme, en spray, en crème, en gélules ou sous forme d’extrait liquide.

La propolis est une substance que les abeilles élaborent grâce à des résines et des cires prélevées sur les écorces et les bourgeons de certains arbres (résineux, peupliers, marronniers, chênes, frênes, saules…). Ces résines, riches en flavonoïdes et en phénols, représentent 50% de la composition de la propolis et lui confèrent certaines de ses propriétés. Les 50% restants sont un mélange de sécrétions, de pollen, de cire, de substances aromatiques, d’acides gras, de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments (magnésium, zinc, aluminium, fer, cuivre, silicium, nickel).

Sa couleur varie du jaune clair au brun foncé, selon l’origine des résines récoltées par les abeilles. Dure et friable aux températures voisines de 15°C, elle devient molle et malléable vers 30°C, puis collante et visqueuse au-delà.

Rôle principal de la propolis dans la ruche : antisepsie

Les abeilles enduisent de propolis l’entrée de la ruche ainsi que les parois intérieures des cellules, notamment de celles où la reine pond ses œufs. Elles l’utilisent aussi pour colmater les fissures. La propolis sert donc d’enduit, mais pas n’importe lequel: un enduit antiseptique.

En effet, la propolis a des propriétés antifongiques, antivirales et antibactériennes (contre certains staphylocoques et streptocoques, salmonelles, certaines souches d’Escherichia coli, certains trichomonas) qui permettent de protéger les abeilles contre les infections, les champignons et les parasites, en empêchant la multiplication des germes. Elles utilisent aussi la propolis pour «momifier» les cadavres des prédateurs ayant réussi à s’introduire dans la ruche. Ces corps, trop gros et trop lourds pour être transportés au-dehors, sont ainsi aseptisés, ce qui protège les abeilles des proliférations bactériennes.

Usages de la propolis au cours des siècles

Les hommes ont très vite repéré les vertus purifiantes de la propolis. Elle est utilisée depuis plusieurs millénaires, et les premières traces écrites datent des civilisations grecques, romaines et égyptiennes. Les Egyptiens l’utilisaient pour l’embaumement des morts, Aristote la préconisait déjà contre les affections de la peau, les plaies et les suppurations, et Pline la considérait comme un remède pour réduire les enflures, lutter contre les douleurs nerveuses, et guérir abcès, furoncles et ulcères. Au cours des siècles, elle a été utilisée pendant les guerres pour purifier les plaies.

La propolis est utilisée pour traiter essentiellement 3 types de problèmes de santé: ceux dus aux infections ORL, ceux touchant la sphère bucco-dentaire, et ceux concernant la peau.

Soigner et prévenir les infections ORL et respiratoires

Les infections ORL et des voies respiratoires (rhinites, bronchites, pharyngites, certaines angines…) peuvent être traitées grâce à l’action puissamment antiseptique de la propolis.

Elle stimule également les défenses immunitaires, soit de façon directe (curative: en cas d’infection, elle active les mécanismes de défense, notamment la phagocytose et la synthèse de certains anticorps), soit de façon indirecte (préventive: elle renforce l’immunité et améliore la résistance aux germes pathogènes). La propolis est donc tout indiquée en cures à l’automne et en hiver, ou en toute saison, pour venir à bout d’une infection passagère.

Traiter les troubles bucco-dentaires

La propolis est également indiquée pour traiter ou prévenir les problèmes de la cavité buccale, par exemple:

- Prévention des caries;

- Prévention des complications après une extraction dentaire;

- Soin des gingivites;

- Traitement de la parodontose;

- Soin des aphtes…

Utilisations de la propolis au niveau cutané

Au niveau cutané, les propriétés antiseptiques, légèrement anesthésiantes et cicatrisantes (stimulation du processus de régénération des tissus) de la propolis sont intéressantes pour soigner:

- Les brûlures, coupures et autres petites plaies;

- Les engelures;

- Les cors et les durillons;

- Certains eczémas et mycoses (action antifongique, notamment sur les levures du type Candida albicans);

- Les orgelets et les blépharites;

- L’herpès labial ou génital, grâce à ses vertus antivirales (la propolis a d’ailleurs un effet sur certains virus grippaux, A2 notamment).

La propolis a de nombreuses autres applications, par exemple dans le traitement des cystites, des vaginites et des urétrites. Ses propriétés anti-inflammatoires sont également utilisées pour apaiser les douleurs rhumatismales. Enfin, ses vertus antioxydantes font qu’elle est aussi employée dans le cadre de cures régénérantes, ou intégrée comme actif dans les soins anti-âge pour le visage.

Morceaux de propolis à mâcher, spray, gélules, teintures mères ou crèmes

La propolis s’achète sous différentes formes. Pour traiter les infections des voies respiratoires, améliorer les défenses immunitaires, soulager les douleurs articulaires et soigner les cystites, on préfèrera la propolis par voie orale: extraits liquides et solutions alcooliques (teintures mères), ou encore gélules.

Pour les problèmes buccaux, les sprays et les bains de bouche à la propolis peuvent s’avérer très pratiques, mais il est possible aussi d’opter pour des gommes ou des morceaux bruts à mâcher.

En usage cutané, la propolis se trouve sous forme de crèmes ou de pommades, à appliquer localement.
La propolis peut s’utiliser seule, ou couplée à un traitement allopathique, pour améliorer l’efficacité de certains médicaments (antifongiques ou antibiotiques).

Il y a peu de contre-indications à l’utilisation de la propolis. Le seul risque est de nature allergique: elle est à éviter si vous présentez une allergie aux produits de la ruche, ou encore au baume du Tigre ou au peuplier baumier (allergies croisées possibles).

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L’huile de rose musquée du Chili : estomper rides, vergetures et marques d’acné

2 juillet 2009 par Desfemmes  
Dans Beauté

L’huile de rose musquée du ChiliL’huile de rose musquée du Chili, Rosa rubiginosa, est reconnue pour ses propriétés réparatrices, cicatrisantes, régénérantes et assouplissantes. Très utilisée dans les produits cosmétiques anti-âge, elle est précieuse pour les soins anti rides, et elle aide aussi à soigner brûlures et eczéma. Autre atout, elle permet de faire disparaître les taches brunes, les marques d’acné ou les vergetures. Elle doit ses nombreuses vertus à sa grande richesse en acides gras essentiels.

Le rosier muscat, un arbuste sauvage aujourd’hui cultivé au Chili

La rose musquée, rosa mosqueta en espagnol, est issue d’un rosier, Rosa rubiginosa (ou rosier muscat), sauvage à l’origine, et aujourd’hui cultivé pour répondre à une demande croissante. C’est surtout dans les Andes sud-américaines, et notamment au Chili, que ses fleurs blanches et rosées, qui ressemblent à celles de l’églantier, s’épanouissent. La rose donne un fruit, le cynorrhodon, qui renferme une multitude de petites graines. Ce sont ces graines qui, une fois pressées, libèrent une huile à texture épaisse, d’une couleur variant du jaune orangé au rouge brique.

Attention, cynorrhodon est un terme général pour désigner le fruit des plantes du genre Rosa, dont font partie les rosiers et l’églantier (Rosa canina). Une «huile de cynorrhodon» n’est donc pas forcément une huile de rose musquée: vérifiez bien sur l’étiquette que la rose utilisée est Rosa rubiginosa.

Composition en acides gras de l’huile de rose musquée

L’huile de rose musquée doit ses propriétés exceptionnelles à sa richesse en acides gras essentiels. Elle contient en effet 45% d’acide linoléique (oméga 6), 25% d’acide linolénique (oméga 3), 15% d’acide oléique, de l’acide palmitoléique (acide gras mono-insaturé) et un peu d’acides gras saturés (stéarique et palmitique). Elle renferme aussi des quantités intéressantes de vitamine E et de pro-vitamine A (aussi appelée rétinol).

Propriétés de l’huile de rose musquée

Les vertus de l’huile de rose musquée sont désormais reconnues par la communauté scientifique (diverses études cliniques ont mis en évidence ses propriétés dermatologiques), et de très nombreuses utilisatrices plébiscitent ses bienfaits. Son principal atout est qu’elle stimule la régénération des tissus en intervenant dans la croissance cellulaire, grâce à ses précieux acides gras. Elle agit ainsi en profondeur et ne se contente pas, contrairement à certains produits cosmétiques, de gommer les défauts de façon superficielle.

Nourrissante, assouplissante, adoucissante, régénérante et protectrice, elle est ainsi une alliée efficace pour lutter contre rides et ridules et pour activer la cicatrisation, en post-opératoire par exemple, ou pour faire disparaître les marques d’acné, les vergetures, les escarres, les ulcères cutanés, les crevasses et les gerçures, et pour soigner les brûlures. Elle aide aussi à éliminer les taches brunes, la couperose, et à traiter l’eczéma et le psoriasis. Autre propriété intéressante, il semblerait qu’elle aide les tissus endommagés par les rayons à se régénérer: des applications régulières d’huile de rose musquée entre deux séances de radiothérapie anti-cancéreuse permettraient de réparer les lésions cutanées.

Enfin, sa teneur en vitamine pro-A et E (deux antioxydants puissants) permet de protéger les cellules des attaques des radicaux libres et de prévenir ainsi le vieillissement des tissus.

Utilisation de l’huile de rose musquée en soin de la peau

4 à 8 semaines sont nécessaires pour observer les effets de l’huile de rose musquée sur la peau: c’est la régularité des applications et la durée du traitement qui donneront les meilleurs résultats. Non comestible, elle s’utilise uniquement en usage externe, pure ou mélangée à une autre huile végétale (amande douce par exemple), sans aucune contre-indication particulière.

Pour amplifier les propriétés de cette huile, vous pouvez l’utiliser en synergie avec des huiles essentielles. Huile essentielle de ciste, de rose et de bois de rose pour lutter contre les rides, de néroli pour les peaux desséchées, de mandarine contre les vergetures, de lavande sur les brûlures et les cicatrices, ou encore de tee trea et de niaouli sur les peaux endommagées par les rayons.

Huile de rose de musquée Boutique Nature

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