L’argile, une arme thérapeutique et cosmétique 100% naturelle

29 juin 2009 par Desfemmes  
Dans Beauté

L’argileL’argile, qu’elle soit verte, rose, blanche ou rouge, a de nombreuses propriétés thérapeutiques et cosmétiques. Ses applications sont variées et permettent de traiter beaucoup de petits problèmes de santé au quotidien, notamment digestifs et cutanés. En masque, en cataplasme ou par voie orale, découvrez ses bienfaits et ses utilisations!

Origine, composition et histoire de l’argile

L’argile est une roche sédimentaire hydrophile, formée à partir de débris d’autres roches usées par l’érosion du vent et de l’eau. Elle est riche en minéraux et oligo-éléments: silice, aluminium, magnésium, calcium, fer, phosphore, sodium, potassium, cuivre, zinc, sélénium, cobalt, manganèse… On devrait d’ailleurs plutôt parler des argiles, car il en existe de nombreuses variétés, dont la couleur (verte, blanche, rose, rouge, jaune, brune ou grise), la plasticité et les propriétés varient selon les minéraux qui la composent et selon la structure feuilletée ou fibreuse de ces minéraux. Parmi ces principaux minéraux, on trouve la kaolinite, la montmorillonite, l’illite, la halloysite, les vermiculites…

Les propriétés de l’argile sont connues depuis des millénaires: les Egyptiens l’utilisaient pour son action antiseptique dans le procédé de momification, les Romains et les Grecs y avaient recours pour soigner de nombreux maux. Plus proches de nous, au début du 20ème siècle, les pionniers de la naturopathie l’ont utilisée lors de l’épidémie de choléra asiatique, et pendant la première guerre mondiale, elle a permis aux armées d’échapper à la dysenterie. Elle est toujours très présente de nos jours dans la pharmacopée des médecines naturelles, mais aussi dans certains hôpitaux. L’usage de l’argile pour soigner est même une forme de médecine douce à part entière: l’argilothérapie. Les vétérinaires l’utilisent aussi pour les soins apportés aux animaux, notamment sur les traumatismes des jambes des chevaux. Côté bien-être et beauté, les SPA ont remis les masques d’argile et les bains argileux au goût du jour.

Propriétés principales de l’argile

L’argile est, d’une manière générale:

- Absorbante (elle retient l’eau et les gaz, donc elle est aussi désodorisante);

- Adsorbante (elle «capture» entre ses feuillets les impuretés, les toxiques, les molécules organiques, les médicaments);

- Antiseptique (elle inhibe la prolifération des germes pathogènes, tout en respectant les bactéries bénéfiques: son action est sélective);

- Cicatrisante;

- Hémostatique (elle arrête l’écoulement de sang);

- Décongestionnante (elle réduit les oedèmes);

- Sédative;

- Décontractante.

Utilisations de l’argile

L’argile verte est la plus utilisée en usage interne et en dermatologie, et ses applications thérapeutiques sont nombreuses. Elle est ainsi employée:

- Au niveau de l’état général, pour lutter contre les causes de certaines fatigues telles que la déminéralisation ou l’anémie, ou pour détoxifier l’organisme dans le cadre d’une cure;

- Au niveau digestif, pour soigner les troubles gastro-intestinaux, réguler le transit et guérir diarrhées et colites, protéger les muqueuses et soigner les ulcères, capter les toxiques et les gaz, décongestionner les hémorroïdes;

- Au niveau musculaire et articulaire, pour apaiser les douleurs rhumatismales, tendineuses ou traumatiques;

- Au niveau cutané, pour désinfecter et cicatriser les plaies, apaiser les brûlures, soigner panaris, acné, verrues et eczéma, purifier les abcès, ou lutter contre les effets secondaires de la radiothérapie.

En cosmétique, ses propriétés purifiantes et régulatrices (notamment sur la production de sébum) sont mises à profit pour assainir les peaux grasses et les cuirs chevelus gras ou irrités, pour nettoyer en profondeur, protéger et apaiser les épidermes irrités (sur les fesses des bébés par exemple, l’argile blanche fait merveille), stimuler la circulation sanguine, illuminer le teint et adoucir la peau. Les argiles blanches, roses ou rouges sont plus douces et généralement utilisées pour les peaux sèches ou réactives, l’argile verte étant réservée aux peaux normales ou grasses.

Mode d’emploi de l’argile

L’argile se présente sous plusieurs formes: pâtes prêtes à l’emploi, morceaux concassés, poudres, comprimés ou dragées.

Pour l’usage interne, on peut absorber de l’argile en suçant simplement un petit morceau, ou bien en poudre, mélangée à de l’eau. L’eau d’argile est la forme la mieux tolérée par l’organisme, notamment si vous n’en avez jamais consommé. Il suffit de diluer 1 cuillère à café de poudre d’argile dans un verre de 250 ml d’eau de source (peu minéralisée), de laisser reposer toute la nuit, puis de boire l’eau le lendemain matin, à jeun, en laissant le sédiment au fond du verre.
L’eau argileuse se prépare de la même façon, mais on mélange le sédiment à l’eau avant de boire. Ce mode de consommation est à privilégier si vous avez déjà un peu l’habitude de l’argile par voie interne et si vous la tolérez bien (mais à éviter si vous avez des problèmes de constipation).

En usage externe, l’argile s’applique en cataplasmes épais, en compresses (bandelettes ou linge imprégnés d’une pâte argileuse semi liquide), en badigeonnage, en masque (éventuellement mélangée à une huile végétale), en poudrage (argile surfine sur les plaies et les fesses des bébés), en bains de bouche ou du corps entier (avec de l’eau argileuse), en shampooing (pâte d’argile semi liquide à laisser poser 10 minute)…

Précautions d’utilisation et contre-indications

- L’argile est à usage unique: ne jamais réutiliser de l’argile usagée.

- Eviter de mettre en contact l’argile avec des objets métalliques ou en plastique.

- En usage interne, l’argile est à éviter en cas de hernie, d’occlusion intestinale, de constipation, d’hypertension, d’alimentation très riche en matières grasses ou de prise de médicaments.

- Enfin, ne pas appliquer deux cataplasmes en même temps, ni pendant la digestion.

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Collier en ambre jaune : un bijou qui guérit ?

Collier en ambre jauneL’ambre jaune, notamment celui de la Baltique, est souvent utilisé pour ses propriétés thérapeutiques, pour lutter contre les douleurs articulaires et musculaires, les infections ORL et la nervosité des adultes et des enfants. Il permettrait aussi d’apaiser les douleurs causées par les poussées dentaires des bébés. Sa capacité à se magnétiser serait à l’origine de ses vertus.

L’ambre jaune, une résine fossile aux couleurs chaudes et lumineuses

L’ambre jaune est considéré comme une pierre, mais il s’agit en fait de résine fossilisée voilà 40 millions d’années. Durant l’ère tertiaire, des forêts de conifères (Pinus succinifera) ont été englouties par les eaux, et la résine des arbres s’est lentement fossilisée, formant des gisements d’ambre dans les fonds marins. Les plus importants gisements d’ambre jaune sont situés sur les rivages de la mer Baltique (où il est d’ailleurs possible de découvrir de l’ambre sur les plages), mais on en trouve aussi au Liban, en Sicile, en Birmanie, en Jordanie et au Japon.

L’ambre est dur, généralement translucide, et sa couleur varie du jaune pâle et laiteux au brun le plus foncé. Orange, jaune d’or, miel, cognac, rouge, ocre… La palette des couleurs est large! L’ambre contient parfois de petites inclusions végétales ou animales: fragments de feuilles ou de bois, pollen, petits insectes… Ces inclusions rendent l’ambre très intéressant d’un point de vue paléontologique, car elles permettent d’étudier l’ADN d’espèces ayant vécu à cette époque lointaine où la résine, sécrétée par les conifères, était encore liquide, et a englué ces traces de vie. De façon plus pratique, ces inclusions permettent (quand il y en a, ce qui reste rare) de différencier l’ambre naturel des résines synthétiques que l’on peut hélas trouver sur le marché.

Petite histoire de l’ambre

L’ambre est recherché depuis l’Antiquité pour ses vertus thérapeutiques, esthétiques, voire magiques. Il était supposé donner force, courage à bonheur à celui qui le portait ou aux habitants du foyer où l’ambre était présent. L’ambre était apprécié en bijoux, et dans la Rome antique, il servait même de monnaie d’échange. La route de l’ambre reliait Gdansk (en Pologne, au bord de la Baltique) à Rome, et ce matériau précieux faisait l’objet d’un commerce intense. Il a continué à être utilisé au cours des siècles, et il était vendu dans la plupart des pharmacies jusqu’à la seconde guerre mondiale.

On sait aujourd’hui que les propriétés thérapeutiques de l’ambre tiennent à deux de ses caractéristiques: sa capacité à se magnétiser, et sa teneur en acide succinique et en camphre.

Propriétés magnétiques de l’ambre jaune

L’ambre, lorsqu’il est frotté, a la propriété de s’électriser. C’est Thalès, qui, en 600 avant JC., a été le premier à faire cette observation du phénomène électrostatique. L’ambre a la capacité d’arracher des électrons à un tissu en laine ou en soie, et il se charge ainsi négativement. Cette capacité à se magnétiser est supposée conférer à l’ambre plusieurs vertus:

- Action bénéfique sur l’équilibre nerveux, notamment chez les enfants agités, les adultes et adolescents dépressifs, angoissés ou souffrant d’insomnies;

- Apaisement des douleurs et tensions musculaires, articulaires, dentaires (l’ambre est très souvent recommandé pour les poussées dentaires des bébés);

- Alcalinisation du sang et de la peau (par exemple, pour neutraliser l’acidité de la salive et éviter les petits boutons dans les plis du cou chez les bébés);

- Stimulation du métabolisme et régulation des glandes endocrines.

Le magnétisme de l’ambre permettrait d’améliorer la circulation des énergies dans l’organisme, certaines douleurs pouvant être dues à des blocages de l’énergie en des points précis. Ainsi, en lithothérapie, on considère que l’ambre permet d’ouvrir certains chakras: le plexus solaire et le sacré. Toujours en lithothérapie, l’ambre est symbole de rayonnement et d’énergie céleste.

Acide succinique et camphre: rôle antiseptique et action sur les défenses immunitaires

Autres caractéristiques de l’ambre, il contient 3 à 8% d’acide succinique, qui est à la fois antibactérien, antispasmodique et antioxydant, et du camphre, antiseptique et anesthésique. De ce fait, l’ambre semblerait améliorer les défenses immunitaires, limiter les infections de la sphère ORL et des voies respiratoires, réduire les crises d’asthme et lutter contre les éruptions cutanées (eczéma, psoriasis).

Choisir, acheter et entretenir un bijou en ambre

L’ambre est utilisé pour la confection de pendentifs, de bracelets, de boucles d’oreilles et surtout de collier. On trouve des colliers de différentes tailles, selon qu’ils sont destinés à des adultes ou à des bébés. Il est préférable de les porter à même la peau, pour que l’ambre se réchauffe au contact de l’épiderme (ce qui améliore la diffusion de l’acide succinique et du camphre) et pour bénéficier pleinement de ses propriétés électromagnétiques.

Assurez-vous bien lors de l’achat qu’il s’agit d’ambre naturel non chauffé et non de résine synthétique. Pour un bébé, il est important de respecter plusieurs critères:

- Le collier ne doit pas être trop lâche, et plutôt près du cou, pour éviter que le bébé joue avec, et pour que l’ambre soit au plus près des dents;

- Chaque pierre doit être séparée de ses voisines par un nœud, ce qui améliore la solidité du collier;

- La fermeture doit être résistante.

Enfin, il est parfois conseillé de nettoyer de temps en temps le collier à l’eau et de le sécher avec une peau chamoisée ou un tissu doux. L’ambre est également censé se «recharger» au soleil: une information non vérifiée scientifiquement, mais pourquoi pas… En tout cas, l’ambre, on y croit ou on y croit pas, mais une chose est sûre, c’est que de nombreuses mamans l’utilisent avec succès pour leur bébé, et que sages-femmes et pédiatres le conseillent parfois. Ça ne coûte pas grand-chose d’essayer, d’autant que ces bijoux sont lumineux, très esthétiques, et ont un charme fou!

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Rose, camomille, hamamélis … les eaux florales bio

eaux florales bio L’eau florale ou hydrolat est utilisée, tout comme les huiles essentielles, en aromathérapie. Eau de rose, de lavande, de camomille, d’hamamélis, de bleuet, de tilleul ou de fleur d’oranger, chacune a ses propriétés. On peut les utiliser en cuisine, mais c’est surtout en cosmétique qu’elles donnent le meilleur d’elles-mêmes. En bio, elles constituent souvent la phase aqueuse des produits, et sont aussi considérées comme des actifs naturels. Elles sont précieuses pour le démaquillage, en après-rasage ou pour des soins spécifiques de la peau.

Fabrication de l’eau florale : des plantes et de la vapeur d’eau

L’eau florale, ou hydrolat, est obtenue lors de l’extraction (par distillation à la vapeur) de l’huile essentielle d’une plante. La matière végétale (fleurs, tiges, feuilles ou racines, selon les plantes) est placée dans un alambic, où elle est traversée par un flux de vapeur d’eau. La vapeur entraîne les molécules aromatiques avec elle, et on la récupère à la sortie de l’alambic, où elle est refroidie. En refroidissant, elle redevient liquide: on la recueille dans un récipient où a lieu la séparation de deux phases, l’une aqueuse, l’autre huileuse.

En surface surnage l’huile essentielle non soluble dans l’eau et plus légère que cette dernière. Cette huile essentielle est constituée de molécules aromatiques dont la chaîne carbonée compte entre 7 et 20 atomes de carbone. Sous la couche d’huile essentielle se trouve l’eau de distillation (ou eau florale), qui contient des molécules aromatiques hydrosolubles comptant moins de 7 atomes de carbone.

Plus douce que l’huile essentielle, l’eau florale convient à tous

L’eau florale est donc moins concentrée que l’huile essentielle, mais elle conserve certaines des propriétés de la plante. Très douce, elle convient aux peaux les plus sensibles et réactives, y compris celle des bébés et des enfants. L’utilisation d’eau florale ne fait l’objet d’aucune contre-indication.

Elle est utilisée en cosmétique, bien sûr, comme soin à part entière ou à titre d’ingrédient (à noter que l’utilisation d’eau florale plutôt que d’eau pure dans un produit bio permet d’augmenter la teneur affichée en ingrédients issus de l’agriculture biologique, puisqu’une eau florale est certifiable bio, alors que l’eau pure ne l’est pas). Les hydrolats s’utilisent aussi par voie interne (généralement pour leurs propriétés calmantes), ou en tant que parfum en cuisine (glaces, sorbets, salades de fruits, boissons, flans, pâtisseries).

Achat et utilisations des eaux florales

Les eaux florales s’utilisent pour parfaire le démaquillage, ou comme une lotion tonique ou rafraîchissante. Elles peuvent aussi s’appliquer avant une crème ou un soin.

On les trouve en flacons opaques (pour protéger les actifs photosensibles), souvent bleus, en verre ou en plastique. Le flacon est souvent muni d’un vaporisateur, dans le cas contraire, l’eau florale s’applique avec un coton, ou en compresses.

Selon les marques et la nature de l’eau florale, elle pourra être sans aucun additif (c’est souvent le cas avec la marque Ladrôme), ou des conservateurs naturels pourront être ajoutés (Sanoflore, Melvita…). Si l’eau florale est certifiée bio, ce qui est largement préférable, ces conservateurs sont bien sûr ceux autorisés en bio.

Propriétés des principales eaux florales

- Lavande : cicatrisante et antiseptique. Parfaite en après-rasage ou après une épilation.

- Camomille : calmante, purifiante, antiseptique, anti inflammatoire. Elle s’utilise pour de nombreux usages: démaquiller, apaiser les paupières irritées, atténuer les cernes et les poches, calmer les irritations cutanées, éclaircir les cheveux, favoriser le sommeil, calmer les douleurs des poussées dentaires chez les bébés et les coliques chez les nourrissons.

- Fleur d’oranger : adoucissante, assouplissante pour la peau. Son parfum très agréable est souvent apprécié en cosmétique ou en cuisine. Elle favorise la détente et le sommeil.

- Hamamélis : astringente, vasoconstrictrice, elle régularise la production de sébum, resserre les pores dilatés et aide à traiter certains problèmes circulatoires (varices, couperose).

- Rose : purifiante, astringente, tonique, raffermissante, anti-rides, elle régularise les peaux grasses.

- Bleuet : anti-inflammatoire, décongestionnante, astringente. Elle permet de dégonfler les paupières et de reposer les regards fatigués.

- Menthe : rafraîchissante, tonifiante, elle apaise les démangeaisons (piqûres d’insectes) et équilibre les peaux grasses.

- Tilleul : hydratante, elle éclaircit le teint. C’est un bon démaquillant pour les peaux sèches.

- Mélisse : anti-irritations, elle calme aussi les nausées.

- Romarin : régulatrice et assainissante. Idéale pour les peaux grasses, les cheveux gras ou les états pelliculaires.

- Verveine : tonique, raffermissante, astringente. Elle permet de lutter contre la cellulite et elle est intéressante en après-rasage.

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Plastiques, biberons et bisphénol A

13 juin 2009 par Desfemmes  
Dans Bébé & enfant

biberons sans bisphénol ALes biberons en plastiques, mais aussi de nombreux récipients alimentaires sont fabriqués à partir de polycarbonate, qui contient du bisphénol A. Ce BPA, une fois libéré dans les aliments (surtout chauffés dans le récipient en plastique), a une action semblable à celle des oestrogènes. Le bisphénol A est ainsi accusé de perturber l’équilibre hormonal, notamment chez le bébé et l’embryon, durant la grossesse. Il pourrait être la cause d’une baisse de la fertilité masculine et de certains cancers.

Le bisphénol A (BPA) a été mis au point en 1891. Dans les années 30, il a été considéré comme un œstrogène de synthèse potentiel, mais on lui a finalement préféré le Distilbène, plus performant. On en produit actuellement 6 milliards de tonnes par an dans le monde. Le BPA est polymérisé pour donner du polycarbonate et des résines époxydes. Il peut aussi servir d’additif antioxydant ou d’agent anti-polymérisation dans le PVC.

Où trouve-t-on du bisphénol A ?

- Dans les récipients en plastique rigide et transparents, constitués de polycarbonate: biberons (90% d’entre eux sont en polycarbonate), gobelets, boîtes, récipients pour micro-ondes, bouteilles réutilisables…
- Dans le revêtement intérieur de certaines boîtes de conserve (légumes et tomates en particulier) et canettes (sodas, bière), en résine époxy, censé protéger les aliments du contact avec le métal;
- Dans les matériaux médicaux et chirurgicaux, ainsi que les composites utilisés comme matériau de scellement en dentisterie;
- Dans les récipients, tubes et tuyaux en PVC.

Migration du BPA dans les aliments

Le bisphénol A est libéré par les plastiques de type polycarbonate et certains PVC. Il migre dans les aliments en particulier s’ils sont acides ou contiennent des lipides, et d’autant plus si les aliments sont chauffés. Un récipient en polycarbonate réchauffé au micro-onde est encore davantage susceptible de libérer du BPA.

Le bisphénol A a les mêmes effets que les oestrogènes, des hormones féminines

Une fois absorbé par ingestion, le bisphénol A passe dans le sang et est transporté jusqu’aux cellules, où il se fixe sur les récepteurs oestrogéniques. On dit qu’il a un effet «oestrogen-like», c’est-à-dire qu’il mime l’action des hormones féminines. Il est ainsi suspecté de perturber l’équilibre hormonal: malformations gonadiques chez les bébés, troubles pubertaires, baisse de la fertilité masculine, augmentation de la fréquence des cancers du sein, de la prostate et des testicules… C’est lors de la vie intra-utérine que les bébés sont les plus exposés, ainsi que durant leurs premières années. C’est pourquoi les femmes enceintes devraient se montrer particulièrement prudentes, de même que les biberons en polycarbonate devraient être évités.

Le BPA est 100 fois moins actif que l’oestradiol, mais le problème est qu’il est très présent dans notre environnement: nous sommes donc exposés à des doses faibles mais répétées, et certains experts mettent en cause l’effet «cocktail» des différents perturbateurs endocriniens. Considérés isolément, ils n’ont que peu d’effet, mais leur action peut être décuplée lorsqu’on en ingère plusieurs simultanément, ce qui est généralement le cas, étant donné les multiples sources de contamination au quotidien.

Interdiction du BPA au Canada et aux Etats-Unis… mais pas en France !

Dans certains pays (le Canada en tête), le BPA a été déclaré par les autorités sanitaires «matière dangereuse pour les bébés», et son utilisation pour la fabrication de biberons a été interdite en avril 2008. Aux Etats-Unis, l’interdiction est en cours (pour le moment, la Californie et le Connecticut ont voté une loi interdisant les biberons contenant du BPA).

La France, elle, traîne les pieds, et Roselyne Bachelot a refusé, pour le moment, d’appliquer le principe de précaution et d’interdire le BPA dans les biberons, en se basant sur un avis de l’AFSSA (avis dépassé et ne prenant pas en compte les nouvelles données scientifiques, selon certains experts). Quelques structures prennent néanmoins les devants, on peut ainsi saluer l’initiative des crèches parisiennes, qui ont décidé de bannir les biberons en polycarbonate (soit un « parc » de 35.000 biberons à remplacer peu à peu).

Comment savoir si un récipient en plastique risque de contenir du bisphénol A ?

Le code de recyclage, indiqué dans ou sous un triangle (souvent au fond du récipient) permet de déterminer le matériau plastique utilisé. Pour éviter l’exposition au BPA, n’utilisez pas de récipients en plastique fabriqués avec les matériaux suivants:

- Code recyclage 7 ou PC (Polycarbonates);

- Code recyclage 3 ou PVC (Polychlorure de vinyle).

Préférez le verre, l’acier inoxydable, la céramique… ou les plastiques suivants:
- Code recyclage 1 ou PET (Polyéthylène téréphtalate);
- Code recyclage 2 ou PEHD (Polyéthylène haute densité);

- Code recyclage 4 ou PEBD (Polyéthylène basse densité);

- Code recyclage 5 ou PP (Polypropylène).

Pour les biberons en plastique, la grande majorité d’entre eux sont en polycarbonate, mais on en trouve de plus en plus garantis sans BPA. Plusieurs marques en proposent: Baby to Love, Nuby, Green to Grow, Born Free… Et la solution des bons vieux biberons en verre reste plus que jamais d’actualité!

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La spiruline, une algue aux propriétés nutritionnelles rares

SpirulineLa spiruline est une algue microscopique de couleur bleu-vert, cultivée en eau douce. Très digeste, elle constitue un excellent complément alimentaire naturel, en raison de sa richesse en protéines, en fer, en vitamine B12 et en anti-oxydants. Certains experts lui prêtent aussi des propriétés anti-cancer. La spiruline est également une arme précieuse pour lutter contre la malnutrition dans les pays défavorisés.

Une algue microscopique cultivée en eau douce depuis des millénaires

La spiruline, spirulina en anglais (Arthrospira platensis étant l’espèce la plus commercialisée) est une micro algue bleu-vert microscopique, ou cyanobactérie. Composée d’une seule cellule de forme hélicoïdale (elle est enroulée en spirale, d’où son nom), sa taille avoisine le dixième de millimètre. Elle vit en eau douce, alcaline (pH 10), chaude (30 à 35°C), calme et bien exposée au soleil.

Connue depuis des millénaires par les Aztèques au Mexique et par certains peuples (tels que les Kanembou) installés autour du lac Tchad, en Afrique, qui la consomment encore très largement, les Européens ne l’ont découverte que dans les années 1940. Elle a commencé à être produite en masse et commercialisée dans les pays développés dans les années 70 et 80.

Une richesse exceptionnelle en protéines, vitamine B12, fer et béta-carotène

Le principal intérêt de la spiruline est sa très grande richesse nutritionnelle, notamment en protéines, en fer, en béta-carotène et en vitamine B12 et K (10g de spiruline couvrent 100% des AJR pour ces éléments).- Avec 55 à 70 g de protéines pour 100g, elle affiche 3 fois plus de protéines que la viande, avec tous les acides aminés essentiels;

- Elle est riche en acides gras essentiels (notamment de la famille des oméga 6: acide gamma-linolénique et acide linoléique), pour un total de 25g de lipides pour 100g;

- Elle est une très bonne source de fer (45 fois plus que les épinards), de magnésium, de sélénium, de phosphore, et contient aussi du calcium, du manganèse et du zinc;

- Elle fournit aussi des quantités appréciables de vitamine A (sous forme de béta-carotène, 12 fois plus que dans la carotte), E (autant que dans le germe de blé), K, B1, B2, B3, B9, et surtout B12 (4 fois plus que dans le foie, qui est pourtant l’une des meilleures sources de vitamine B12, or cette vitamine, quasiment absente des végétaux courants, est souvent déficiente chez les végétariens).

Pour toutes ces raisons, la spiruline est un excellent complément alimentaire naturel, recommandé à tous ceux qui souhaitent équilibrer leur alimentation, ou qui ont des besoins particuliers: jeunes mamans (récupération et comblement des carences après une grossesse et supplémentation pendant l’allaitement), végétariens (apport en protéines et en vitamines B12), personnes dénutries ou affaiblies, sportifs…
La seule contre-indication de la spiruline concerne les individus atteints de phénylcétonurie, car elle contient de la phénylalanine.

De la spiruline pour prévenir les cancers?

Au-delà du simple complément alimentaire, certains experts prêtent à la spiruline des vertus anti-cancer.

D’abord, elle est riche en antioxydants (béta-carotène, phycocyanine, vitamine E, zinc, sélénium) qui ont une action anti-radicalaire avérée. Ils empêchent ainsi les radicaux libres d’attaquer les cellules et préviennent le risque de développement de tumeurs cancéreuses.

D’autre part, la spiruline contient des polysaccharides soufrés qui, en stimulant le système immunitaire, favorisent l’élimination des cellules pré-cancéreuses.

La consommation régulière de spiruline permettrait donc de prévenir les risques de cancers. Une étude indienne de 1995 a montré que la spiruline permettait de résorber des tumeurs malignes de la bouche (leucoplasie) chez le hamster, et une autre (Japon, 1998) qu’un de ses polysaccharides soufrés pouvait inhiber, in vitro, les métastases d’un type de cancer du poumon.
Mais, à l’heure actuelle, rien n’a été démontré chez l’être humain, et la recherche n’en est qu’au stade des hypothèses.

Une arme pour lutter contre la malnutrition en Afrique

Une chose est sûre en revanche, c’est que la spiruline est un espoir pour la lutte contre la malnutrition, en particulier en Afrique.

Simple à cultiver (en bassins), à récolter (filtrage de l’eau grâce à un tamis très fin) et à conditionner (séchage au soleil puis conditionnement en sachets plastiques ou en boîtes), elle constitue un véritable trésor nutritionnel pour les populations. Elle est notamment intéressante pour les bébés dénutris: en supplémentant leur alimentation à l’aide de spiruline en poudre, les très jeunes enfants reprennent très vite du poids et leur état s’améliore de façon spectaculaire.

Et comme le rendement de la culture de la spiruline est très élevé (la biomasse double tous les 4 ou 5 jours, soit un rendement à l’hectare 20 fois supérieur à celui du soja, pour 4 fois moins d’eau consommée), la spiruline ouvre de nouvelles perspectives à l’aquaculture dans les pays défavorisés. Mais encore faut-il que cette richesse naturelle profite aux populations locales, et qu’elle ne soit pas exportée massivement vers les pays riches.

Critères qualitatifs pour l’achat de spiruline en poudre ou en gélules

Pour la consommation européenne, américaine et japonaise (entre autres), la spiruline est le plus souvent produite à grande échelle, dans des fermes aquacoles implantées en Californie ou à Hawaï par exemple, où le climat est favorable à cette algue. Cette spiruline, quoique non produite artisanalement (séchée dans des séchoirs industriels, et non au soleil), est peut-être moins riche en nutriments (la chaleur et les procédés de transformation peuvent détruire une partie des vitamines), mais elle présente l’énorme avantage d’être exempte de métaux lourds. En effet, la spiruline, comme toute algue, concentre les métaux lourds présents dans l’eau. Si la qualité de l’eau n’est pas contrôlée, on peut donc retrouver des traces de plomb, de cadmium ou d’arsenic dans la spiruline «artisanale».

Attention, il existe de nombreuses espèces d’algues bleu-vert, qui ressemblent à la spiruline, certaines pouvant être contaminées par des microcystines (toxines dangereuses pour le foie et possiblement cancérigènes). Lors de l’achat, veillez à ce que la mention «Spiruline» (ou «Spirulina») soit bien présente sur l’étiquette, et méfiez-vous des appellations du type «superaliment bleu-vert» ou «microalgue bleue».

Modes de consommation de la spiruline

La spiruline se prend en cures, plusieurs fois dans l’année, ou, idéalement, en continu, pour un effet optimal.

On la trouve en gélules ou en poudre, à mélanger à un jus de fruits ou de légumes, une soupe, un yaourt, du fromage blanc, une purée de pomme de terre… On peut aussi l’intégrer à différentes préparations culinaires, de préférence non cuites (pour en préserver les nutriments).

Spiruline

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L’Aloe vera : ses vertus santé et beauté

Aloe veraL’Aloe vera est une plante connue depuis toujours en médecine traditionnelle, pour ses vertus rééquilibrantes et curatives. En gel, en jus ou en latex, l’Aloe vera se consomme comme complément alimentaire, de préférence sous forme naturelle, et bio, pour ses bienfaits nutritionnels et thérapeutiques (troubles digestifs, transit). Elle est également très utilisée en cosmétique (crèmes, gels, lotions, produits de soins pour les cheveux), en tant qu’actif hydratant, cicatrisant, réparateur et adoucissant. Elle permet aussi de traiter de nombreux problèmes cutanés.

Une plante grasse très répandue dans les régions chaudes et sèches

L’Aloe vera, aussi appelée aloès, est une plante grasse ou «succulente», c’est-à-dire qu’elle a la capacité de stocker de l’eau dans ses feuilles. Elle fait partie de la famille des liliacées (comme l’ail, l’oignon, la ciboulette ou le poireau) et ne doit pas être confondue avec l’agave. Il existe de nombreuses espèces d’aloès, l’Aloe vera étant la plus utilisée en Europe. Cette plante pousse en terrain sablonneux et calcaire, dans les zones chaudes et sèches. On la trouve notamment en Amérique du Sud (en particulier au Mexique), dans le sud des Etats-Unis, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie. En Europe, elle s’acclimate assez bien en intérieur, comme plante d’ornement, en pots. Dans la nature, elle peut atteindre une taille d’1 mètre en 4 ou 5 ans, âge à partir duquel on commence à la récolter.

Gel d’Aloe vera et latex d’Aloe vera : quelles différences ?

Les feuilles d’Aloe vera, lisses et épaisses, renferment un suc mucilagineux, transparent et inodore. Ce gel, très utilisé en cosmétique mais aussi comme complément alimentaire, se récolte facilement en coupant la feuille en tronçons, puis en la fendant dans le sens de la longueur. Le «jus» d’Aloe vera correspond en fait à ce gel, qui peut être séché juste après la récolte (par déshydratation à chaud, ou par lyophilisation, donc à froid) et auquel on réincorpore de l’eau pour donner un jus.

Le latex d’Aloe vera est, quant à lui, extrait de la paroi intérieure des feuilles. Jaune et amer, il est riche en aloïne, un laxatif puissant (dont les vertus sont reconnues par l’OMS). Le latex d’Aloe vera est ainsi utilisé pour lutter contre les constipations occasionnelles de l’adulte.
Attention, ne pas en faire une consommation continue, car, pris en excès, il peut causer des troubles rénaux et des polypes de l’intestin. A éviter aussi, comme tout laxatif, chez la femme enceinte, les enfants, et les personnes fragiles.

Bienfaits du gel d’Aloe vera en usages externe et interne

Le gel d’Aloe vera a des propriétés antibactériennes, virucides, antifongiques, analgésiques, anti-inflammatoires et apaisantes (démangeaisons, inflammations, piqûres d’insectes, douleurs rhumatismales et arthritiques), hémostatiques (petites hémorragies), cicatrisantes et hydratantes.

Il est donc utilisé en cosmétique, pour hydrater et adoucir l’épiderme (ses polysaccharides ont le pouvoir de retenir l’eau), améliorer sa souplesse (action stimulante sur la synthèse de collagène), et rééquilibrer le pH cutané. Le gel d’Aloe vera est utile pour lutter contre de nombreuses affections de la peau: mycoses, psoriasis, eczéma atopique, brûlures (coups de soleil), engelures, petites plaies (non infectées, telles que coupures dues au rasoir), vergetures (en préventif), acné, herpès, prurit…

En usage interne, le gel d’Aloe vera réduit la glycémie (attention si vous êtes sujet aux hypoglycémies) et, grâce à ses enzymes, il améliore la digestion, ainsi que les fonctions rénales, hépatiques et biliaires. Enfin, il est riche en acides aminés, vitamines, sels minéraux, oligoéléments, polysaccharides et enzymes, ce qui en fait un complément alimentaire précieux, permettant entre autres de renforcer le système immunitaire et de traiter certains terrains allergiques.

Utilisations en cosmétique

Le gel d’Aloe vera est souvent intégré dans des produits cosmétiques (crèmes, laits, gels, lotions, shampooings, gels nettoyants, déodorants…), comme principe actif, dans des proportions plus ou moins élevées.

Vous pouvez aussi faire vos propres préparations à base de gel d’Aloe vera, en masque hydratant par exemple: 1 cuillère à soupe d’huile végétale (bourrache, argan, germe de blé ou sésame par exemple), 20 g de gel d’Aloe vera, 10 ml de yaourt nature et 2 gouttes d’huile essentielle de rose, de petit-grain, d’ylang ylang…

Bien choisir le gel (ou jus) d’Aloe vera en tant que complément alimentaire

Si vous souhaitez consommer l’Aloe vera en tant que complément alimentaire, soyez vigilant lors de l’achat: préférez la plante issue de l’agriculture biologique (certification Ecocert), récoltée à la main, dont le suc a été extrait à froid, non irradié, non chauffé (donc non pasteurisé), et non reconstitué (sans ajout d’eau). Ces caractéristiques vous garantissent une richesse nutritionnelle optimale et donc une meilleure efficacité.

Le 100% pur jus d’Aloe vera bio de la marque Naturaloe, par exemple, satisfait à toutes ces exigences. Il se consomme pur, à raison d’une cuillère à soupe 3 fois par jour avant les repas, ou en cocktail, mélangé à des jus de fruits.
D’une manière générale, évitez les poudres et les capsules, parfois bon marché, mais dont l’intérêt thérapeutique et nutritionnel est limité, en raison des traitements dénaturants subis et de l’adjonction d’excipients bons marchés tels que lactose ou fécule.

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Crèmes solaires : préférez le bio

5 juin 2009 par Desfemmes  
Dans Beauté

Crèmes solairesL’été et le soleil arrivent, c’est le moment d’acheter ses produits de protection solaire! Oui, mais quelle marque choisir? Bio, pas bio? Filtres chimiques ou minéraux? Quelles différences, quels avantages? Voici quelques bonnes raisons de préférer une crème solaire bio.

Pas d’ingrédients de synthèse ni de dérivés pétrochimiques dans le bio

L’énorme avantage offert par les produits solaires bio, c’est d’abord leur composition, exempte d’ingrédients suspects tels que les parfums et les conservateurs de synthèse, les dérivés de la pétrochimie, et, plus précisément, l’absence de phénoxyéhanol, paraben , EDTA, silicone, PEG… Un bon point pour notre peau et notre santé, mais aussi pour l’environnement, car les crèmes solaires et leurs ingrédients non biodégradables se retrouvent dans les eaux de baignade (rivières, lacs, piscines, et, au final, mers et océans).

Comme pour tous les autres produits de soin bio, les solaires contiennent des huiles végétales et des beurres végétaux nourrissants et protecteurs (onagre, jojoba, tournesol, sésame, karité…), des eaux florales astringentes (hamamélis), des huiles essentielles rafraîchissantes (menthe), réparatrices (rose), apaisantes (lavande, ylang ylang, camomille), et des extraits végétaux hydratants ou protecteurs (edelweiss, argousier, aloe vera…). L’utilisation d’ingrédients végétaux permet aussi aux produits solaires bio d’être hypoallergéniques (sauf en cas d’hypersensibilité aux huiles essentielles).

Des filtres minéraux pour réfléchir les UV

A cette base onctueuse sont ajoutés les actifs anti-UV: dans le cas des produits solaires bio, ce sont les filtres minéraux qui sont de rigueur, c’est à dire des particules minérales opaques de très petite taille (quelques dizaines ou centaines de nanomètres, soit 10 à 100 fois plus petites que le micromètre). Les filtres minéraux les plus utilisés, généralement en synergie (pour protéger à la fois contre les UVA et les UVB), sont le dioxyde de titane et l’oxyde de zinc.

Ces filtres minéraux sont beaucoup plus performants aujourd’hui qu’il y a quelques années. Ils sont maintenant micronisés, c’est-à-dire que les dimensions des particules sont beaucoup plus faibles. Cette micronisation évite l’effet «paquet blanc» et les traces blanches disgracieuses longtemps reprochées aux produits solaires naturels.

Le mode d’action des filtres minéraux est simple.
Alors que les filtres chimiques, une fois absorbés par l’épiderme (ce qui prend 20 à 30 minutes, d’où la recommandation d’appliquer les solaires non bio un peu avant l’exposition), captent les rayons UV et les rendent inoffensifs en modifiant leur longueur d’onde, les filtres minéraux, eux, agissent comme des écrans, ou plutôt des miroirs. Les UV sont réfléchis, sans pénétrer dans la peau. Les crèmes solaires bio sont ainsi efficaces dès l’application, et leurs actifs sont photostables (ils ne sont pas dégradés par les UV et leur efficacité n’est diminuée que par les frottements ou l’eau).

Filtres chimiques des produits solaires non bio : perturbateurs endocriniens ?

Quel avantage ont ces filtres minéraux par rapport aux autres filtres chimiques contenus dans les produits non bio?

D’abord, ils restent en surface de l’épiderme, et ne dépassent pas les couches cornées superficielles. Ils sont donc éliminés avec les cellules mortes, les cellules de l’épiderme se renouvelant en quelques jours. En revanche, les filtres chimiques sont absorbés par la peau, et se retrouvent dans l’organisme, via la circulation sanguine.

Or, certains filtres anti-UV chimiques sont accusés de se comporter comme des perturbateurs endocriniens: en mimant l’action des hormones féminines (action oestrogen-like), ils perturbent l’équilibre hormonal et nuisent potentiellement à la fertilité (en plus d’autres impacts sur la santé, selon des mécanismes hormonaux complexes). L’utilisation de ces filtres anti-UV chimiques, dangereux, devrait être notamment évitée chez les bébés et les enfants, mais aussi chez les femmes enceintes, afin de ne pas nuire à la fertilité future du foetus.

Parmi les molécules à traquer sur les étiquettes des crèmes solaires «classiques», on peut citer: oxybenzone, octyle méthoxy cinnamate, phenylbezimidazoleBenzophenone-2, benzophenone-3, benzophenone-4, benzyl salicylate, ethyl cinnamate, ethylhexyl methoxycinnamate, isoamyl methoxycinnamate, 4-methylbenzylidene camphor…

Nouvelles règles d’étiquetage pour tous les produits solaires

La réglementation concernant l’étiquetage des produits de protection solaire a récemment changé (d’après une recommandation de la Commission Européenne, de septembre 2006): dorénavant, en fonction de l’IP (Indice de Protection) aussi appelé FPS (Facteur de Protection Solaire), indiqué en chiffres (exemples:visage IP 10, 20, 50…), l’étiquette devra mentionner s’il s’agit d’un produit de protection faible (IP 6 à 10), moyenne (IP 15 à 25), haute (IP 30 à 50), ou très haute (IP 50+).

Le facteur de protection (basé sur la protection anti-UVB, c’est-à-dire le type d’UV responsables des coups de soleil) devra maintenant tenir compte également de la protection anti-UVA (responsables des cancers et du vieillissement prématuré de la peau). L’indice UVA devra représenter au moins un tiers de l’indice UVB (par exemple, pour un IP de 30, la protection anti-UVA doit être au moins de 10).

Rappelons enfin que l’IP correspond au facteur d’augmentation de la durée d’exposition avant l’apparition d’un coup de soleil. Par exemple, sur une peau claire, si la brûlure apparaît après 10 minutes sans protection solaire, avec une crème solaire IP 10, ce délai est de 10 minutesx10, soit 100 minutes (1h40). Pour exprimer les choses de façon différente, une crème IP 10 laisse passer 1/10ème des UV, une crème IP 30, 1/30ème.

Les marques sont désormais nombreuses à proposer des produits de protection solaire bio: Weleda, Lavera, Dr Hauschka, Eco Cosmetics, Snö Bioflowers, Gamarde, Bioregena, Bioscience Institut, Melvita…

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